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Sous la neige, le budget voté

Plénière

209.821.303 millions. Voilà le budget 2018 du Conseil départemental de la Creuse adopté à la majorité vendredi en séance plénière.
Le vote du budget est un temps fort de l’année pour la collectivité, «un moment déterminant», juge même la présidente Valérie Simonet qui a rappelé une nouvelle fois que le cadre est contraint et qu’«il nous faut faire plus et mieux avec moins».  Elle précise notamment que les dotations de l’Etat ont baissé de 2,6 millions d’euros entre 2016 et 2017.
Le numérique, une priorité
Ce budget représente 35,31 millions d’euros d’investissements soit 2 millions de plus qu’en 2017 et 174,51 millions d’euros en fonctionnement. On peut constater par exemple 6,550 millions d’euros en faveur du SDIS, 101,5 millions pour l’action sociale, 10,5 millions d’euros pour les collèges avec le début de l’avant-projet des travaux du collège Raymond-Loewy à La Souterraine.  12 postes vont être créés en 2018 au sein de la collectivité.  Autre priorité du Conseil départemental : le numérique. Hélène Faivre, vice-présidente en charge des réseaux et infrastructures a annoncé que la moitié des Creusois  auront la fibre optique à domicile en 2021 (19.000 grâce à un opérateur privé et 26.000 prises dans le cadre du jalon 1 du SDAN). Les marchés ont été signés. A noter que le Conseil départemental lance un lab où les agents sont invités à penser les usages de demain.
Un emprunt de 2 millions d’euros
à mettre à part
Dans ce cadre, Valérie Simonet espère contracter un emprunt de 2 millions d’euros auprès de la Caisse des dépôts et des consignations. 2 millions d’emprunt ajoutés au 11,5 millions inscrits ça monte à 13,5 millions. Jean-Luc Léger, président du groupe de la Gauche unie, s’interroge sur ce rebond de la dette et demande à être vigilant. Pour la présidente, ces 2 millions d’euros sont à séparer des 11,5 millions d’euros notamment en ce qui concerne le «contrat forcé»  avec l’Etat qui oblige les collectivités à maintenir leur augmentation maximale de dépenses de fonctionnement à 1,2 % par an. Valérie Simonet y croit, «je serai mordante, avoue-t-elle.  Si le département doit être appelé à aller plus vite, plus loin en terme de connectivité internet, il faudra que ces 2 millions d’euros soit mis hors champ, sinon il ne sera pas possible d’investir». Jean-Luc Léger évoque lui aussi ce cadre de plus en plus contraint tant sur le plan des compétences que sur le plan financier. Il revendique une plus grande autonomie budgétaire. «Et si les mots de tutelle ou de recentralisation déguisés peuvent être jugés comme trop forts, l’Etat a des difficultés pour établir des relations apaisées avec les collectivités», poursuit le président du groupe de la Gauche unie.
Quant au budget en lui-même, Jean-Luc Léger n’y voit pas «de marqueur fort». Serait-ce un budget sans saveur - ni odeur ?» Il s’interroge sur l’abandon d’une politique patrimoniale ambitieuse, mais aussi sur les liens entre le Conseil départemental et le bloc communal notant que le FDAEC  n’est pas réactivé. Pour la présidente, la Maison du patrimoine ne disparaît pas, il s’agit de la création d’un nouveau pôle «patrimoine et paysages». Quant au FDAEC, «on peut si vous le souhaitez mettre 1 million  d’euros de nouveaux crédits mais où enlevons-nous 1 million d’euros, est-ce sur les routes ou sur les investissements ?», lance-t-elle. Jean-Luc Léger parle de la possibilité de prendre la recette dégagée par la hausse des bases de la taxe foncière bâtie.
Du flou pour la Gauche
Pour la présidente, ce budget est celui de la maturité avec un «sens aiguisé de la prudence» avec par exemple 1,2 million d’euros inscrits en dépenses imprévues. Il n’y aura pas une nouvelle hausse de la pression fiscale, le taux de 22,93 % est reconduit. Mais les Creusois devraient voir leurs impôts augmenter en raison de la hausse des bases inscrite dans la Loi de finances 2018.
Au vu de ses éléments, le budget a été voté à la majorité, l’opposition a voté contre sur l’ensemble du budget mais aussi sur la fonction liée à la culture, vie associative, jeunesse, sports et loisirs jugeant qu’un effort supplémentaire aurait pu être fait ainsi que sur la dette. L'opposition s’est abstenue sur les budgets annexes du laboratoire départemental d’analyses et sur celui du Parc départemental car pour le groupe de la Gauche son avenir est flou. «Quand il y a du flou, il y a un loup», stipule Jean-Luc Léger citant l’ancien député et ancien conseiller «général» Jean Auclair.

La centrale solaire à Lépaud retenue
Le projet de réalisation et d’exploitation d’installations de production d’électricité à partir de l’énergie solaire sur l’aérodrome de Montluçon-Guéret à Lépaud porté par le groupement Armorgreen, Héolprod et Phoenix a enfin été retenu dans l’appel d’offre d’Etat. Ce projet était vieux de six ans. La promesse de bail emphytéotique avec ce groupe arrivait à échéance en mai 2018 et en décembre dernier Franck Foulon annonçait que si cet appel à projet n’aboutissait pas, d’autres propositions seraient étudiées. Ce ne sera pas le cas.
Visite du délégué interministériel
Le 20 février, le directeur du projet de plan de revitalisation pour la Creuse Philippe Ramon devrait arriver en Creuse, Valérie Simonet a rendez-vous avec lui le 21.
Le SDIS : des tensions ?
Philippe Bayol, absent, ancien président du conseil d’administration du SDIS voulait intervenir sur les tensions au sein du SDIS. Bertrand Labar est revenu sur le budget du SDIS, s’il est satisfait de l'engagement de la collectivité avec 6 millions d’euros en fonctionnement, 550.000 en investissement, il regrette qu’un certain nombre de communes n’a pas voté l’augmentation de leur participation d’1 euro de plus par habitant. «Je reviendrai devant le conseil d’administration avec d’autres pistes», annonce-t-il. Quant aux tensions, il y a des «grognements, des incompréhensions, c’est à moi de gérer cela».
Quel vocabulaire ?
Jean-Jacques Lozach est revenu sur le document réalisé par le Conseil départemental dans le cadre du plan de redynamisation de la Creuse, la Creuse 2.0/23. «Vous avez dit que c’était un document stratégique, mais quand on épluche on va de surprise en surprise», note-t-il évoquant notamment le vocabulaire utilisé comme le 23e parallèle sud pour parler de la mise en deux fois deux voies de la RD941. «On nous dit d’avoir des stratégies pour nous octroyer des financements», répond-elle. Pour Jean-Jacques Lozach, «on est en train de réinventer l’eau chaude».  Pour Valérie Simonet c’est ce qui a été fait pour la Cité de la tapisserie, de la communication positive. Jean-Luc Léger demande ironiquement «si on pourrait pas nommer le fonds exceptionnel «Happy exceptionno» pour obtenir davantage.
Hausse des indemnités de la présidente
Pas question pour Valérie Simonet d’augmenter ses indemnités de 40 % comme elle pourrait le faire et comme l’a fait son voisin du Puy-de-Dôme.

Vœux et motions
Pas moins de 12 vœux et motions ont été proposés par la majorité et l’opposition sur différents sujets. La plupart ont été votés à l’unanimité.
Ils demandent que la France s’oppose au projet de diminution de 15% à 30% du budget de la PAC. Ils demandent également au ministre Travert de respecter les engagements pris au Sommet de l’Elevage sur les ICHN et de veiller au maintien des montants unitaires jusqu’en 2020.
Ils demandent le maintien de la limitation à  90km/h (4 élus se sont abstenus, 4 ont voté contre). Ils souhaitent des moyens adaptés à la grande ruralité pour les écoles du département.
Les élus demandent au préfet dans le cadre de son pouvoir de dérogation d’avoir un règlement d’urbanisme différencié entre zones rurales et métropoles.
Sur la santé, ils demandent l’amélioration de l’offre de soins mais aussi l’augmentation des moyens vers les EHPAD et à l’ARS d’accompagner ces évolutions ainsi qu’une grande conférence nationale sur les problématiques relevées.
Ils demandent de donner à la ligne Polt la priorité pour la livraison de nouveaux trains.
Les élus de la majorité, l’opposition a voté contre, veulent conserver un maillage de pharmacies de proximité.
A noter qu’ils veulent aussi conserver le réseau de lecture publique.
Sur les allocations individuelles de solidarité, ils demandent à l’Etat de rembourser les départements.

 

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