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"Une soirée fraternelle, combative, responsable"

Les GM&S à Saint-Denis (93)

Monter à Paris ne leur fait pas peur. Les salariés de GM&S Industry, sous-traitant automobile basé à La Souterraine en ont pris l’habitude au cours de leur lutte pour sauver leur entreprise. Samedi, ils y montaient avec envie, entrain et bonne humeur. Si le combat continue, il s’est fait dans une toute nouvelle forme pour les salariés : une performance théâtrale.
Un débat ouvert
avec la salle
C’est à l’invitation de Lech Kowalski, cinéaste britannique d'origine polonaise qui les a suivis pendant de longs mois, qu’ils ont participé aux Journées cinématographique dionysiennes de Saint-Denis (93). «Une soirée festive et combative», annonçait Vincent Labrousse, représentant du personnel. Et c’est bien ce qui s’est passé. Partis en car de La Souterraine, les salariés sont arrivés en région parisienne avec la pêche entourés de leur avocat Me Jean-Louis Borie, de Guy Dumignard, adjoint au maire de La Souterraine et son collègue Frédéric Alonzo mais aussi de l’écrivain Arno Bertina, de Laurence Pache, d’Eric Coquerel, du chanteur creusois Gauvain Sers sans oublier le «fidèle» de l’Union locale CGT La Souterraine Alain Teissèdre. Cette soirée a été ouverte par le mot de deux salariés, un repris et un licencié. Lech Kowalski a dévoilé en avant-première quelques extraits de son film co-produit avec Arte et réalisé avec sa compagne Odile Allard sur lequel ils vont se consacrer pleinement ces prochaines semaines, ces prochains mois. Puis place au débat, le temps fort de la soirée. Si les représentants du personnel étaient là Jean-Marc et Stéphane, l’Etat et les constructeurs, pourtant invités, n’étaient pas présents. Tant pis. Des acteurs ont pris le relais. «Ils ont été fidèles, ils ont ramené les propos et les promesses des uns et des autres qui leur ont été faits», rapporte Guy Dumignard. «Nous sommes rentrés dans nos personnages, stipule Franck. Nous avons pu discuter avec le public qui posait des questions techniques». Et comme lors des nombreuses réunions qu’ils ont pu faire, «les constructeurs sont partis, avoue-t-il. Il restait plus que l’Etat et les salariés. En phrase finale, je leur ai lancé «plutôt que de «foutre le bordel», aller chercher du travail» et je suis parti», raconte Franck. D’autres questions ont jailli.
Ce débat animé par Daniel Mermet de Là bas si j’y suis «a permis de mettre en lumière ce pour quoi nous nous battons depuis 18 mois : notre entreprise, ses savoir-faire et ses salariés, notre territoire mais aussi la reconnaissance de la responsabilité des constructeurs dans la situation de notre entreprise, et de la sous-traitance automobile en général», précisent les salariés dans un communiqué.
Vers Une autre performance ?  
A noter que le groupe Low Society venu spécialement de Memphis a animé la soirée. «C’était une très très belle soirée, avoue Guy Dumignard. Une soirée fraternelle, combative, responsable».  «Nous regrettons nullement cette soirée, confie Franck, il fallait le faire et nous l’avons fait». D’ailleurs les réactions sont toutes positives, certains les poussent à aller plus loin.
En attendant de les revoir sur scène, qui sait, les salariés ne lâchent rien et d’autres dates devraient arriver vite.
Vanessa Juliet

 

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