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Et une maman se demandait : si je mourrais... est-ce que mon enfant resterait en France ?

Solidarité

Au collège Martin Nadaud, à Guéret, le temps s’est arrêté. Depuis quelques mois, deux des élèves ne vivent plus et leurs professeurs retiennent leur souffle. Devant leurs yeux. Rien. Le vide. À savoir, pour les enfants, scolarisés à Nadaud depuis trois ans, et tombés sous le coup d’une OQTF (obligation de quitter le territoire français), une République du Congo et une Arménie qu’ils connaissent à peine et pour leurs enseignants, la perspective angoissante de trouver une chaise vide d’un jour à l’autre. Plutôt que d’attendre le couperet, ces derniers ont décidé d’agir... Ils se mettront en grève jeudi et manifesteront dès 9h. Rendez-vous à la préfecture à 11h (1) en passant par l’école Prévert, le lycée Bourdan, l’école Cerclier et le collège Marouzeau où d’autres élèves sont en danger (2).
« En tant que citoyen on ne peut pas laisser faire n’importe quoi... et en tant qu’enseignant, non plus », s’insurge Jean Renaud Berche, professeur  de technologie à Nadaud. « On nous répète sans cesse qu’on doit travailler à la réussite de tous nos élèves, bin voilà, c’est ce qu’on fait. » À tout moment, les enfants peuvent être arrêtés, placés dans un centre de rétention et expulsés vers, au choix, la malnutrition, la prostitution, la guerre, la mort...
Arrivés avec leur famille, et donc pas considérés comme mineurs isolés, les élèves sont, de fait, expulsables. Si bien qu’une des mamans a demandé récemment ce qu’ils se passerait si elle mourait... si son enfant serait dès lors considéré comme mineur isolé et s’il resterait en  France. Oui, on en est là.
« Ça fait une vingtaine d’année que j’habite en Creuse, je n’ai jamais vu autant de cas... Les expulsions sont très rares, je pensais la Creuse préservée. D’autant que le département se vide ! », souligne Jean-Renaud Berche, consterné... Tous les parents d’élèves, ainsi que toute personne sensible au sujet, sont invités à manifester jeudi. Les élèves sous la responsabilité de leur parents peuvent aussi exprimer leur solidarité. Rendez-vous à 9h devant Martin Nadaud et à 11h devant la préfecture.

(1) Les enseignants réitéreront leurs demandes d’audience auprès du préfet, restées sans réponse jusqu’à présent.
(2) Tous n’ont pas reçu d’OQTF mais  n’en vivent pas moins dans un équilibre précaire. Si une OQTF a effectivement été signifiée à deux élèves de Nadaud, un troisième est aussi sur la sellette.

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