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"On n'est pas des traders"

FSU

Si on peut prospérer dans la vente d’armes tout en véhiculant des valeurs de paix et de démocratie alors on peut très bien prétendre améliorer le service public tout en supprimant les agents et rabotant les budgets. Le gouvernement a fixé son cap, le CAP 22 (le comité d’action publique 2022) et il le suit avec un char d’assaut : transferts, abandon de missions, privatisations, et mise en cause du statut des fonctionnaires... La FSU, tout comme ses homologues du groupe des 9, met le cap sur le 22... mai.
Dans la continuité des 10 octobre et 22 mars derniers, le SNUipp-FSU 23 s’élève contre les chantiers ouverts par le gouvernement et qui reposent sur la diminution de la dépense publique. Des chantiers aux lourdes conséquences aussi bien pour les personnels que pour les usagers. « Ce qui est en jeu, c’est tout un modèle social, le service public est garant de la solidarité. C’est ce système qui a permis d’atténuer les effets de la crise », rappelle Luc Marques, professeur des écoles.
Un système sur le point de voler en éclats avec la suppression de 120.000 postes et un recours généralisé aux contractuels. Celui-ci, vendu comme une économie, n’en est pas une : selon les études, un contractuel de catégorie A coûte plus qu’un statutaire. Il est surtout garant de la continuité et de la qualité de service : « un enseignant est recruté sur concours et il suit une formation - dont la qualité peut-être critiquable - mais il y a une formation », explique Luc Marques. « Un contractuel, c’est deux jours et il est jeté en classe. » Un système perdant-perdant-perdant en somme : les contractuels vivent dans l’incertitude la plus complète et travaillent sans filet, leurs collègues sont par ricochet régulièrement sollicité, et les élèves trinquent.
« Il y a la volonté de casser le service public, ce qu’on est. On est agents d’émancipation, on détecte les dysfonctionnements, on peut dire stop, on peut donner des propositions... c’est aussi ça, la fonction publique », souligne David Bosle, secrétaire de la section du SNUTER23-FSU du conseil départemental. « Mais, attention, il y aura un impact sur les populations les plus âgées et les plus jeunes. Ça va toucher tout le monde. »
Deux autres chantiers, qui concernent davantage les personnels, sont aussi dénoncés : le regroupement des instances paritaires -  moins d’instances, moins de poids au personnel et à ses délégués et plus de latitude pour les décisions arbitraires - et le développement de la rémunération au mérite. « Qu’est-ce qu’on retient comme critère ? La réussite des élèves ? La satisfaction des parents ? L’application de la méthode Blanquer ? », ironise Luc Marques. Quel critères donc, sachant que le service public est un produit collectif... et quel impact surtout ? L’égalité de traitement qui saute et c’est la porte ouverte à un joyeux bordel : quel conséquences, en terme d’éducation quand un enseignant peu scrupuleux visera l’avancement à coups de 18 sur les copies de ses élèves ? « La réalité des choses va vite nous rattraper », prévient David Bosle qui le martèle : « On n’est pas des traders ! »
La reconnaissance du travail dont parlent régulièrement les fonctionnaires est aussi celle-là : celle d’un travail qui ne souffre pas l’individualisme, d’un travail au service des autres et d’un travail de terrain sur lequel s’assoient souvent les ministres, comme le fait depuis quelques temps, le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer... « Il a trouvé une bonne méthode... qui a 50 ou 60 ans, et qui a été abandonnée parce qu’on a trouvé mieux depuis », ironise-t-on au syndicat. « Il pense qu’on doit enseigner comme on monte un meuble : une méthode à appliquer sur tous les territoires et qui nie toutes les recherches, l’expertise des enseignants et leur liberté pédagogique. Il ne faut pas oublier qu’un enfant est un individu et tous les individus sont différents, on n’apprend pas de la même manière, et on ne peut pas se bloquer sur une méthode, c’est là qu’intervient la liberté pédagogique. »
La FSU appelle à la grève le 22 mai et donne rendez-vous à 9h30 devant l’inspection académique pour un temps éducation (petite pointe à Jean-Michel Blanquer, ils porteront blouse, baguette et bonnet âne). Manifestation à 11h, rendez-vous à 10h30 devant la préfecture.