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"Le paysan ne doit plus être le dernier maillon"

Action de la Confédération Paysanne

Ils s’étaient installés devant le magasin Intermarché de Sainte-Feyre, « mais on pourrait aussi bien être devant Carrefour ou Leclerc », assure Olivier Thouret, secrétaire départemental de la Confédération Paysanne Creusoise, dont une dizaine de membres étaient réunis hier pour une action de sensibilisation.
En cause ? Les prix appliqués sur certains produits par les grandes et moyennes surfaces,    « qui vendent sous le coût de production, elles ne doivent pas se faire de marge, et les paysans non plus », dénonce Olivier Thouret. Il pointe en exemple le porc vendu à 1.50e le kg quel que soit la grande surface,             « alors que le coût de production pour nous, on estime que la carcasse est à 1.70e le kg ».
Si les grandes surfaces se défendent en disant que c’est pour        « vider les porcheries industrielles », pour Olivier Thouret, c’est une preuve de plus que l’industrialisation de l’agriculture n’a pas apporté que des bonnes choses... Comme les grandes surfaces, finalement, « capables du pire comme du meilleur ».
Christophe Bergeron, directeur de l’intermarché de Sainte-Feyre, était venu discuter avec les paysans creusois... et défendre l’enseigne, aussi. « Les agriculteurs aussi sont capables du pire et du meilleur », accuse-t-il.
Là où les deux partis se rejoignent, c’est sur les efforts déployés parfois par les grandes surfaces pour pratiquer un juste prix.
« Intermarché a joué le jeu quand il travaille avec des producteurs locaux, le prix de la carcasse est correcte. On n’est pas là pour taper sur Intermarché, quand il fait la démarche, le consommateur joue le jeu aussi », explique le secrétaire de la confédération paysanne creusoise. Parmi les prix au producteur revendiqués par la Confédération paysanne, on peut citer 0.40 € le prix au litre du lait de vache, 4.64€/kg de carcasse de viande bovine, ou encore 1.70e le kilo de carcasse de porc.
Olivier Thouret évoque des marques comme Montlait ou C’est qui le patron, qu’il a mis en exergue devant l’enseigne pour les présenter aux consommateurs. Christophe Bergeron indique que la marque intermarché n’a pas attendu de surfer sur la vague des états généraux de l’alimentation pour faire comme ces marques et que ses producteurs sont payés le juste prix depuis des années, en témoigne une brique de lait posée sur le stand.
« On voudrait que ce soit le cas pour tous les produits », explique Olivier Thouret, comme c’est d’ailleurs censé être l’objectif des Etats généraux de l’alimentation. « Il y a des choses qui avancent mais pas assez, il faut aller au bout de la démarche pour que le coût de production soit la référence et qu’on n’en sorte pas », continue le paysan creusois.
Et si l’on veut que les agriculteurs s’en sortent, il faut non seulement que les grandes et moyennes surfaces jouent le jeu, mais aussi tous les autres intermédiaires. Olivier Thouret évoque Lactalis, « en pleine crise du lait, il se dégage des marges pas possible, ce n’est pas tenable. Il [le groupe lactalis, ndlr] a réussi à placer son argent dans des paradis fiscaux, et les paysans ne sont pas payés le juste prix ».
Alors la confédération paysanne veut sortir du schéma où ce sont les transformateurs et les commercialisateurs qui décident de tout, « le paysan ne doit plus être le dernier maillon de la chaîne en terme de prix, comme ça a toujours été le cas ». Alors la confédération paysanne propose un véritable droit au revenu, qui interdise d’acheter leurs produits en dessous des prix de revient, grâce à un arbitrage public des relations commerciales agricoles.
Parmi ses revendications, le syndicats évoque également une PAC mieux répartie qui encourage la transition des pratiques agricoles, la fin des accords de libre échange et la mise en place d’outils de régulation des marchés, mais aussi une politique encourageant la relocalisation et davantage tournée vers le marché intérieur.