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«On est pas sur de la réformette, on est sur un changement de modèle social !»

Services publics

À force de tout balancer au privé, on sera privé de tout... Reste que tout le monde n’en a pas forcément conscience. La journée de mobilisation du 19 mars, ne sera pas celle des syndicats... du moins pas uniquement. Si la CGT se mobilisera contre la casse des services publics, la casse des statuts et les suppressions de postes, elle le fera aussi au nom de l’égalité et du partage de cette richesse commune... Et ça, c’est aussi à la population de s’en saisir.
Si tant est qu’elle veut son courrier, des interlocuteurs, des trains, des soins... des gens, de la vie. Tout simplement parce que sans privé, il n’y a pas de public et que sans public, il n’y a pas de privé. « Avant de s'installer, les gens regardent s’il y a des écoles, des lycées, des axes de transport », souligne Philippe Richert, président de la section retraités des cheminots... La retraite, il l’a prise dans les années 2000. À cette époque, 130 trains circulaient encore sur la ligne. Aujourd’hui, 40, dont un seul et unique fret à l’heure où la plupart des discours sont saturés de gaz à effet de serre et autres urgences climatiques... À cette époque, les travaux se faisaient sans remettre en cause la circulation des 130 trains. Aujourd’hui, on supprime les circulations pendant des week-ends entiers  pour les faire les travaux... et les usagers sont privés de trains sur les dates les plus fréquentées. Et c’est alors qu’on se met à penser, ça ne fonctionne pas, alors toute réforme est bonne à prendre...
La logique du «quand on veut tuer son chien, on l’accuse de la rage», on la retrouve aussi bien à la Poste dont la mission de service public a particulièrement été mis à mal par la suppression des guichets et la réorganisation de novembre (et que le transfert de la gestion du courrier creusois, mi-avril, non plus par Poitiers mais par Clermont ne devrait pas non plus arranger) que dans le milieu hospitalier où les questions de rentabilité priment sur la question de vie ou de mort. « Le ministère parle de 600 centres de proximité, mais il n’y aura pas de maternité, pas de chirurgie. Pour les services d’urgence, la cours des comptes préconise l’interruption la nuit et des fermetures », s’insurge Nathalie Teste, secrétaire générale CGT de l'Union santé. « Ça va à l’encontre de la population. »
Une population qui, des ronds points aux grands débats ne demande que ça, des services publics de proximité. Lesquels sont démantibulés au nom de la rentabilité... sauf qu’un service public n’a pas vocation à être rentable -« à ce moment, il n’y a plus ni bibliothèque ni piscine en France », résume Sébastien Naudy, responsable départemental  de la CGT territoriaux-, un service public doit apporter l’égalité entre les citoyens...
Seulement alors que, dès que possible, le gouvernement porte aux nues, la main sur le cœur, les valeurs de la République, il n’hésite pas, dans le même temps, à gommer les services publics et dégommer la fonction publique qui en est garante. Les coupes drastiques qui s’annoncent sur des personnels déjà en sous-effectifs, n’augurent rien de bon pour la qualité des services. Tout comme la contractualisation galopante...
« Ce qui est préconisé dans le projet de loi, c’est le recours aux contrats, élargi au point de devenir une voie de recrutement... Au final, ce sera de la précarisation des emplois et surtout du clientélisme », dénonce Brigitte Parelon, secrétaire départementale CGT territoriaux Creuse. Un fonctionnaire est garant d’indépendance. Il a passé un concours,  a un statut, il est indépendant et peut dire aux élus : non, vous ne pouvez pas faire ça, les fonctionnaires sont les premiers à donner l’alerte... Un contractuel reste soumis à son employeur et n’a pas cette marge de manœuvre.
« La volonté du gouvernement se résume à une chose, la privatisation du service public. Remplacer la Poste par des boîtes de livraison, la SNCF par des cars, les hôpitaux par des cliniques, la fonction publique territoriale par des délégations de service public », développe Sébastien Naudy. « Quand Macron parle de nouveau monde, c’est vraiment un nouveau monde, il veut un changement de paradigme : on ne veut pas reformer, on veut supprimer, c’est là qu’est le danger. On n’est pas sur de la réformette, on est sur un changement de modèle social ! »
« Ce qu’on veut le 19 mars, c’est que la population se remette dans son rôle de citoyen et que les gens prennent conscience de tout ce qui est fait pour saboter les services publics », conclut Nathalie Teste qui aimerait retrouver la dynamique née à l’occasion de la défense de la radiothérapie. « Si la population ne se mobilise pas, demain on se fera soigner à Paris, à Bordeaux... Tout seuls, on n’y arrivera pas, il faut que la population se rende compte de ça. »