Fil info
22:40 Garder la mémoire pour soutenir notre tête !
21:33RT : Élections européennes : en Dordogne, les premiers résultats tombés donnent tous le RN en tête. Mauvaise soirée...
20:10RT : Tulle : bureau Latreille À où a voté François Hollande. Résultats : LREM 88 voix ; RN 65 voix ; PS 59 voix... Derr… https://t.co/mb1zchRGEP
19:54Châteauroux : Les lauréats Escapages désignés après une année de folles lectures -> https://t.co/L0Vj5HGXEk
19:49Châteauroux : L214 alerte sur le poids climatique de la viande -> https://t.co/tOeR7S7USK
19:47Le Blanc : Système de santé : chronique d’un « désastre annoncé » -> https://t.co/7zFDM3eJQx
19:45La Châtre-Langlin : Les « vieilles grands-mères » font recette -> https://t.co/ALcryrABfA
18:52Périgueux : Le climat a besoin du ferroviaire -> https://t.co/0m4H9LPq7M
18:49Périgueux : 220 Périgourdins ont défilé pour défendre l’avenir -> https://t.co/dmol3fv1uf
16:49 En espérant qu'ils ont rempli leur devoir de citoyen avant !
15:12Corrèze : Le tourisme à la mode virtuelle -> https://t.co/ETYmnaKlXZ
14:10 Toujours, toujours ✌️✌️
14:01 Il est sérieux monsieur le maire
12:43Élections européennes : le taux de participation à midi en Dordogne est de 25,06 % (contre 19,59 % en 2014 et 16,44 % en 2009).

Innovations et amnésie...

Plan particulier

C’était prévu dès le début, la signature du plan particulier se ferait par un grand ponte en personne -le président, même, peut-être-, pour le symbole, c’est important. C’est finalement le premier ministre qui est venu en Creuse jeudi et vendredi. Autour de la signature même, un dîner républicain, un lever aux aurores républicain, un convoi républicain... et un refus d’obstacle républicain.  Ce n’est pas La Souterraine qui a été choisie pour rassembler tout le beau monde, mais Felletin... Pour le symbole.
Refus d’obstacle, et omission. En préambule de la table ronde qui a précédé les signatures du plan particulier, le premier ministre, Édouard Philippe, puis la préfète de la Creuse, Magali Debatte ont retracé la petite histoire du PPC, laquelle a débuté par la proposition faite par le président de la République de proposer une nouvelle méthode de travail : « travailler non pas sur quelque chose qui viendrait d’en haut mais demander aux territoires ce qu’ils veulent ; partir de projets conçus localement et les accompagner ». Oubliés les événements d’Egletons.
Et oubliés les salariés gazés pour avoir refusé de mourir en silence. La signature du PPC n’aura d’ailleurs pas eu lieu à La Souterraine mais à Felletin. Au lycée des métiers du bâtiment, considéré comme un symbole, de la (re)construction, de la jeunesse. « Les GM&S, l’État les accompagne et continuera de les accompagner », a affirmé le ministre avant de quitter le site. « Mais là, les  projets sélectionnés ont été portés par les élus locaux pour créer de l’activité. C’était utile après ce moment difficile de regarder vers l’avenir et de le préparer. » Oubliés donc les GM&S... (lire ci-contre)
Focalisation sur l’avenir et la jeunesse au sein d’un lycée qui touchait un gros chèque de la part de la Région (lire ci-dessous) et une petite parenthèse sur le service national universel : le PPC ayant permis à la Creuse d’être un des départements pilotes dans l’accueil des jeunesses macroniennes (accueil qui se fera, du reste, du 16 au 28 juin au LMB). « Une chance », pour le volontaire invité par la préfète à le vendre. « C’est des valeurs, des connaissances, et c’est une chance pour nous de l’accueillir, les jeunes qui vont venir ici vont  repartir avec une bonne image de la Creuse et nous, qui partons dans toute la France, nous essaierons de faire venir d’autres jeunes ici. »
Un ici présenté à plusieurs reprises comme alliant naturel et modernité. Balayage de l’innovation (1) qui marche, Carcidiag ou Champicreuse, et celle qu’Éric Correia espère en devenir : un territoire d’expérimentation de plantation et de transformation pour le canabis thérapeutique. « En tant que soignant, je ne peux pas concevoir que des patients se mettent dans l’illégalité pour pouvoir se soigner », insiste le conseiller régional qui a rappelé brièvement les enjeux du projet avant de se tourner vers le premier ministre : « une filière est en train de se structurer, nous sommes prêts. On ne demande que l’autorisation... c’est peut être la seule mesure qui ne demande pas d’argent de l’État. » Le ministre sera reparti sans réellement se prononcer sur ce point particulier.
Il saluera toutefois la diversité des 118 projets présentés dans le PPC : SNU, biotechnologies, développement économique, modernisation des industries traditionnelles...  et annoncera un chiffre : « 80 M€ sont fléchés, prévus, sanctuarisés, à quoi s’ajoutent les co-financements que la région voudra apporter. » (2) En précisant avoir bien senti que « la difficulté à accompagner le développement venait parfois plus de l’insuffisance d’ingénierie sur les projets que de l’insuffisance de moyens. »

(1) Le soutien aux entreprises innovantes est l’un des axes majeurs du PPC : soutien de la structuration d’une filière creusoise domotique et santé ; accompagnement de la mise en place d’un fonds d’amorçage dédié aux start-ups de la filière santé ;  l’accompagnement de la structuration d’une filière autour du drone avec la création d’un aérodrone, espace réservé au stockage, à la réparation et à la formation, à Lépaud.
(2) 80 M€ sur 5 ans, la Région a engagé 60M€ en 2018, s’est plu à rappeler de son côté Alain Rousset venu présenter le plan d’investissement pour le LMB...

Quelques repères

couvrez ces GM&s que je ne saurais voir...
Les GM&S ont demandé à être reçus par le premier ministre à l’occasion de sa venue pour la signature du PPC, obtenu suite aux actions menées par les salariés de ex-GM&S pour sauvegarder leurs emplois et préserver un tissu industriel sur le territoire. Cette demande a été suivie d’une fin de non recevoir. « C’est atterrant que le premier ministre n’ait pas 10 minutes à nous consacrer », s’emportent les représentants des salariés qui le rappellent : le gouvernement avait pris des engagements forts vis-à-vis de l’entreprise au moment de sa reprise, et vis-à-vis des licenciés ; le ministre de l’économie s’était porté garant des engagements de commande de Renault et PSA finalement non tenus. « Il avait assuré que « personne ne sera laissé au bord du chemin ». Au vu de la situation, un an et demi après la reprise, même si localement des efforts ont été faits, force est de constater que ce qui a été fait n’était que le minimum requis pour la communication mais pas pour répondre véritablement aux difficultés des salariés et ex salariés de GM&S », s’indignent les représentants CGT qui s’interrogent : « Le premier ministre a-t-il peur que nous dénoncions que l’Etat en est encore au stade de la réflexion avec le conseil régional Nouvelle-Aquitaine sur les mesures de mobilités, que nous dénoncions qu’il n’y a rien sur l’industrie et sur des mesures immédiates pour l’emploi dans le plan particulier pour la Creuse malgré nos propositions ? »
Une mise à l’écart vécue comme une nouvelle manifestation de mépris à l’égard de la situation extrêmement difficile que traverse les ex-GM&S.