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Intimidation, intimidation, j'écris ton nom

Motards en colère

Les Guérétois ont pu circuler librement samedi, dans le quartier de la préfecture, ses habitants prendre un peu le soleil, se balader, siroter un café et surtout rentrer chez eux. Pas un cordon de CRS pour leur barrer l’accès. Les forces de l’ordre n’auront pas été sollicitées en prévision du rassemblement des motards en colère. De là à dire qu’en République, on peut enfin espérer manifester son mécontentement et sa souffrance en public, exposer ses revendications avec fougue, sans avoir à craindre une quelconque forme de répression, il n’y a qu’un pas... qui n’aura pas été franchi. Intimidation, intimidation, j’écris ton nom...
Alors que le cortège, qui réunit quelque 200 participants, doit s’élancer vers la RN 145 où a été prévu -et déclaré- le bâchage de deux radars, Daniel Gargaud, ancien coordinateur de l’antenne creusoise de la Fédération française des motards en colère, saisit le micro : « La préfecture a fait annoncer par les médias que dès lors que le cortège s’arrêtera bâcher les radars, les organisateurs de ce rassemblement seraient verbalisés. Les condamnations peuvent aller jusqu’à 15.000 € d’amende et deux ans de retrait de permis ». La FFMC23 ne prendra pas le risque... et le message passera autrement. Lentement, sous forme d’opération escargot.
Comme ils l’ont fait à Limoges, et comme il le feront, le 11 mai, à Brive, les trois antennes de l’ex Limousin de la FFMC, rejoints par des membres de la Fédération des Bikers de France, protestent contre la limitation de la vitesse à 80km/h, les zones à circulation restreinte, le contrôle technique qui serait applicable d’ici à 2020, 2022 et ils ne lâcheront pas le morceau. « Ils ont récupéré des millions d’euros avec les limitations de vitesse, mais a priori, en février, au vu des chiffres, ça n’a pas servi à grand chose... On observe une recrudescence des freinages d’urgence ou des changements de direction brutaux. On est là pour leur rapporter du fric, mais la sécurité routière, ils en ont rien à foutre », tonne Philippe Drouillard pour la FFMC87 qui prône la désobéissance civile en ce qui concerne le contrôle technique. « On n’est pas des vaches à lait »
Si les motards dénoncent dans les ZRC une atteinte à la liberté de circulation, il voient dans la loi anti-casseurs, contre laquelle ils  s’élèvent aussi, une atteinte à la liberté tout court. Défense d’un principe fondamental renforcée par la nouvelle poussée d’autoritarisme dont les manifestants ont pu être témoins. « La FFMC n’a jamais dégradé quoi que ce soit. On est en France, le pays de la liberté, le pays de la déclaration des Droits de l’Homme. », rugit Philippe Drouillard. « Il est où le débat ? C’est dégueulasse, c’est une prise d’otage, ils sont où les Droits de l’homme, là ? »