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Le navire à flot mais sans capitaine...

Conseil d'architecture d'urbanisme et de l'environnement (CAUE)

«Enfin !». C’est en ces termes que Laurent Daulny, président du CAUE de la Creuse (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement), a entamé la dernière assemblée générale...
Il faut dire que les deux dernières tentatives avaient été avortées, faute de quorum - plus nécessaire cette fois, donc. Double chance, le quorum du conseil d’administration était lui atteint, ce qui a permis l’élection du bureau. «On va pouvoir faire tourner le CAUE», se réjouit Laurent Daulny.
Plus ou moins, en tous cas, car le directeur jusqu’alors mis à disposition par le Conseil départemental n’a visiblement pas vocation à être remplacé... «pour les six mois à venir, le personnel est capable de gérer dans les meilleurs conditions», assure le président, mais après ?  Laurent Daulny évoque les problèmes de trésorerie du CAUE, certains participants restent sceptiques, puisqu’il s’agissait d’une mise à disposition...
«Aujourd’hui le CAUE est dans une situation délicate malgré les actions réalisées», confirme le président, puisque le directeur a été suspendu, l’un des salarié est en congé maladie et un autre en congé parental. Reste Sylvain Potier, qui fait fonctionner le CAUE comme il le peut...
Bien qu’épaulé par Pierre Auger, citoyen adhérent élu au conseil d’administration, «il est un peu seul dans le navire, c’est difficile de faire tourner le CAUE dans ces conditions», assure Laurent Daulny. Le CAUE a par ailleurs eu une année riche en événements, comme d’habitude. Une réflexion à l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine est en cours, afin de créer une communauté, qui va dans le sens de celle voulue au niveau national, avec un nouveau logo commun à tous les CAUE.
Les trois salariés que compte le CAUE ont suivi des formations afin de développer de nouvelles compétences, et continuer au mieux leurs missions d’information, d’accompagnement et de sensibilisation des particuliers comme des collectivités (1). Des collectivités qui d’ailleurs n’adhèrent pas suffisamment au CAUE, malgré les avantages qu’ils peuvent en retirer. «Il n’y a que 57 communes et trois EPCI sur les sept du département», déplore le président, pointant du doigt les effets de la loi NOTRe qui a obligé les nouvelles communautés de communes a faire des choix pour tenir leurs budgets serrés...
Des travaux d’accompagnement ont été réalisés, notamment avec une résidence d’étudiants dans le cadre de la réhabilitation de la tourbière de Saint-Goussaud. Par ailleurs, une mallette pédagogique a été créée. La présence sur différentes manifestations comme les printanièes de Saint-Léger-Bridereix ou le troc plantes de Felletin est importante pour mettre en avant ces différentes actions. La présence sur les réseaux sociaux a aussi été renforcée.
Le tout dans un contexte budgétaire difficile, le résultat étant déficitaire cette année encore. Si pour le moment le CAUE survit sur son fonds de roulement, ce dernier ne sera pas éternel, «on ne pourra pas continuer à œuvrer avec trois salariés dans ces conditions», s’inquiète Laurent Daulny. D’où l’importance de prendre des mesures pour économiser les charges ou augmenter les produits de fonctionnement. En d’autres termes, faire plus de recettes et/ou moins de dépenses, sans sacrifier aux missions des salariés, ou, comme le dit Laurent Daulny, «trouver un levier pour avoir une situation financière sereine».

(1) Sur les 109 demandes de conseils traitées en 2018, 63 l’ont été par des particuliers, 32 par des communes, deux par des communautés de communes et deux par le conseil départemental..