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L'étang des Landes en voie de disparition...

Sécheresse

Il était une fois dans l’est creusois... le soleil qui plombe, la berceuse stridente d’un ventilateur rouillé, une mouche par trop tenace. Au loin, un peu de verdure déchiquetée. Pour le reste du jaune, du jaune, du jaune, des vies qui craquent et une nature qui croustille sous le pas. Pour le reste un décor post apocalyptique. Sauf que l’apocalypse reste encore à venir. Hier, les habitants de Domeyrot et de Bord-Saint-Georges n’avait plus d’eau au robinet. Hier le niveau de l’étang des Landes descendaient encore d’un centimètre... il en perdra à nouveau un demain.
« C’est une image choc. Le changement climatique est là, ce n’est plus seulement des mots », Philippe Moncaut, chargé des questions d’environnement au Conseil départemental de la Creuse. « La situation est inédite. Aujourd’hui on perd un centimètre par jour, c’est visible, on voit l’étang diminuer chaque jour. Et plus le niveau diminue, plus l’eau chauffe facilement et plus elle s’évapore. » Situé habituellement à 1m70, le niveau de l’étang des Landes flirte aujourd’hui avec les 50 cm (1).
Les conséquences sur la faune et la flore, il faudra attendre pour avoir une analyse fine, toutefois, Sébastien Bur, conservateur de la Réserve naturelle de l’étang des Landes a déjà noté quelques changements. Des arrivées, celles d’échasses blanche et de petits gravelots, limicoles habitués des milieux littoraux, des espèces relativement menacées et très rares en Limousin ; et puis des départs : les hérons pourprés,  les marouettes ont déserté le site.
Tout comme les poissons, certains d’entre eux parce que le conservateur, aidé de Nicolas Boissier, pisciculteur à Ahun en a extrait avec précaution. 250 kg de tanches et de gardons ont été pêchés puis stockés chez le pisciculteur en attendant des jours meilleurs. « Les quelques brochets qu’abritait l’étang n’ont pas survécu. En plein cagnard, l’eau devient très chaude... pour un brochet, une eau à 29° est potentiellement létale. »
La réelle inquiétude elle est sur les petites bestioles, coléoptères et libellules notamment... et puis sur la flore. « À l’évidence, la sécheresse aura un impact sur les espèces déjà très fragiles. » C’est la première fois, en treize ans d’activité que le conservateur est confronté à une situation pareille. « C’est triste », constate-il avant de faire glisser son regard de ce qui s’apparenterait presque, à présent, à une flaque vers l’horizon dentelé. « Regardez la cime des arbres. Il y a fort à parier que d’ici 10 ans certains de ces arbres seront morts. »
« Le changement est là, et plus rapide qu’on ne le pensait. Ça nous amène à réfléchir à comment nous adapter. Les choix de gestion qu’on faisait il y a 10 ans, ne sont plus valables », poursuit-il... Une réflexion menée aussi du côté du Département où on pense mise en commun de la ressource et de la production et où on souhaite une gestion départementale de l’eau potable unique plutôt que reposant sur 80 structures différentes.

(1) Et il y a de fortes chances que ça diminue encore, jusqu’à l’assèchement. En mai, il y a eu de petites pluies mais inefficaces, récupérées seulement par la végétation, les nappes n’en ont pas vu la couleur. « Il faudrait à présent de vraies pluies, qui durent, il faudrait une saison qui ne soit pas la saison estivale... », explique Philippe Moncaut. Mal barré... les prévisions météo ne signalent rien pour les dix jours à venir. Autre élément qui n’est pas des plus rassurant, la Réserve a installé une station météo : les relevés sur 4 ans font état d’un déficit de 200ml par an 600ml au lieu de 800ml théoriquement. Un déficit très marqué en automne, période propice à l’alimentation des nappes.

Restrictions
En raison de la canicule, le Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau Potable du Bassin de Gouzon regroupant les communes d’Auge, Blaudeix, Bord-Saint-Georges, La Celle-sous-Gouzon, Domeyrot, Gouzon, Jalesches, Jarnages, Ladapeyre, Lépaud, Lussat, Nouhant, Parsac-Rimondeix, Saint-Silvain-sous-Toulx, Trois-Fonds, Verneiges, Viersat demande à chacun de réserver sa consommation d’eau potable aux usages domestiques. Il est demandé à chacun de ne pas arroser les pelouses, les jardins, les massifs fleuris, de laver les voitures, de remplir les piscines y compris les piscines gonflables. Pour l’alimentation du bétail, il est demandé aux agriculteurs de pomper l’eau dans les réserves d’eau, les étangs, dans les étangs privés avec l’accord du propriétaire.