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Une espèce en voie d'extinction

Agriculture

«Toi tu vis, toi tu vis, toi tu crèves ! »  L’enfant extrait un playmobil de la ligne qui lui fait face et le jette par-dessus son épaule avant de reprendre sa litanie. «Toi tu vis, toi tu vis, toi tu crèves ! » L’Union européenne et les pays du Mercosur sont parvenus à un accord de libéralisation commerciale qui doit encore être ratifié de part et d’autre. Il sera soumis à l'approbation des Etats membres de l’UE, à un vote du parlement européen, puis aux parlements nationaux. «Toi tu vis, toi tu vis, toi tu crèves ! » Une fois entré en vigueur, cet accord se traduirait, selon l’institut de l’élevage, par 30.000 élevages en moins sur le territoire français. Les agriculteurs creusois refusent de crever, 70 d’en-tre eux s’étaient donné rendez-vous à 22h, jeudi, place Bonnyaud, à Guéret pour le faire savoir.
22h, la nuit est douce, légèrement moins chaude que les précédentes, à moins que ce ne soit l’habitude. Et ça n’a rien de réjouissant... Car si le traité de libre-échange risque (entre autres) de plomber durablement l’agriculture française, les agriculteurs creusois sont déjà aux prises avec une autre calamité :  sécheresse pour la deuxième année consécutive. C’est pourquoi, avant de se diriger vers la préfecture pour manifester leur opposition à l’accord Mercosur/UE, les agriculteurs déposait un peu de terroir creusois (1) devant la Direction départementale des territoires, hébergée à la cité administrative, pour alerter le public sur la question de l’eau.
« La sécheresse qu’on a, c’est 15.000 naissances en moins, 4.000 bovins en moins », déplore Michaël Magnier, le président des Jeunes agriculteurs. « La situation est catastrophique, ça fait des années qu’on alerte la DDT, qu’on dit qu’on va vers de gros problèmes. Là, on est en 2019 et rien n’est fait. » Les agriculteurs aspirent à davantage d’autonomie. Pour ce faire, ils demandent d’en assouplir les réglementations concernant l'usage de l'eau. Exemple sur la question de l’irrigation : certains territoires ont des autorisations au titre de quotas historiques... pas la Creuse, qui n’a jamais eu à irriguer « Il ne s'agit pas d'irriguer à tout va comme dans les grands pays céréaliers, mais pour 10 à 15 hectares par exploitation »,  souligner Michaël Magnier. Autres pistes posées par les agriculteurs, retenues collinaires et forages dans des rivières souterraines situées à 20 ou 30 mètres de profondeur. « Il ne faut pas oublier que si les éleveurs finissent par se raccorder au réseau d'eau pour abreuver les bêtes, on va vite pleurer l’eau dans tout le département... »
une manifestation
en deux temps
Direction ensuite la préfecture sur le parvis de laquelle les agriculteurs déposent un arrosoir géant aux airs d’accessoire d’intervilles... Seule note de légèreté. Car on ne le sait que trop bien, au fil des années à venir, certains de ces visages qui ont les yeux rivés sur la manœuvre, on ne les reverra plus... «Toi tu vis, toi tu vis, toi tu crèves ! » La sécheresse fait son office.  L’accord Mercosur/UE se chargera des survivants. « Dans les années à venir, je crains qu’agriculteur devienne plus une légende qu’un métier », confie Michaël Magnier.
L’accord avec le Mercosur, ce sont 99.000 tonnes de viandes principalement produites au Brésil, où le système de contrôle sanitaire et de traçabilité a largement démontré son manque de transparence et de fiabilité, qui arriveront en plus dans l’assiette des consommateurs européens et français. « C’est aberrant », insiste le président de la FDSEA, Thierry Jamot, « on est dans une région d’élevage et on va importer de la viande qu’on produit déjà, mais qui n’aura pas la même qualité. Il me semblait que l’article 44 de la loi egalim empêchait d’importer des articles qui ne respectait pas la même qualité sanitaire que nous », rappelle-t-il.
Au-delà de la concurrence déloyale, deux façons de considérer l’agriculture... Les feedlots de 50 à 60.000 têtes, les exploitants familiaux creusois, ne peuvent pas rivaliser... et  surtout, ne le veulent pas. « Nous on veut faire de la qualité. Le but c’est pas d’empoisonner (2) les consommateurs, une fois empoisonnés, ils ne reviennent pas, et ça, au parlement européen, ils ne l’ont pas compris... », martèle Michaël Magnier.
Il fera une synthèse devant à l’attention de la préfète, venue à la rencon-tre des manifestants : « L’heure est grave, la situation sur le département est catastrophique. Dans les mois qui arrivent, des exploitations vont disparaître... Et Macron rajoute le Mercosur par-dessus, c’est honteux de pas comprendre la détresse des agriculteur. Il a beau dire qu’il est proche du peuple, il n’a aucune idée de ce qui se passe sur le terrain ! » Et la préfète d’embrayer par l’introduction d’usage : « Si je suis là, c’est pour vous assurer du soutien de l’État, nous sommes à vos côté dans la période difficile que vous vivez depuis des mois... » Entre l’eau et le Mercosur, les exploitants aborderont la question du manque d’écoute...

(1) Lequel nécessite, pour être enlevé, une pelle... mais pas d’eau.
(2) « Avec les pays du Mercosur, on peut parler de farines animales, ou de traitement antibiotique généralisé. En France, il y a une réglementation stricte : les antibiotiques, c’est pour soigner, nous fait du curatif, pas du préventif », précise le président des JA.