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L’apiculture qui rime avec nature

Abeilles

Un petit nid douillet pour les abeilles, c’est ce qu’est en train de construire Régis Deschamps au Coucou, à Saint-Sulpice-le-Dunois. Un lieu atypique qui va à rebours de l’apiculture traditionnelle, dans le respect de la biodiversité... Une animation est prévue ce weekend.

Perdu sur les hauteurs de Saint-Sulpice-le-Dunois, le terrain d’un hectare et demi est presque à l’état sauvage : le lieu idéal pour installer des ruchers.
« On l’a récupéré début février, il était abandonné depuis une vingtaine d’années, il s’est emboisé naturellement. L’intérêt, c’est qu’on est dans une zone où il n’y a pas de culture, niveau pesticide on est tranquille », note Régis Deschamps, salarié du Coucou. Les ruches, il en connaît un rayon : c’était déjà l’une de ses activités avant à Saint-Vaury, mais les aléas de la vie l’ont poussé à « repartir sur des bases saines ».
Un rucher, donc, mais pas pour faire de l‘apiculture traditionnelle, loin de là. « Au départ, on a commencé pour les enfants, leur permettre d’observer les abeilles ». Pour cela, il a exploré différents modèles de ruches plus ou moins naturelles, comme la ruche kenyanne. « Sur toutes les ruches, on a la possibilité d’observer à l’intérieur, il y a un aspect culturel et ludique, sans déranger les abeilles ».
C’est donc un rucher expérimental qui est en train de se construire à Saint-Sulpice-le-Dunois, avec l’idée de solliciter le moins possible les insectes, afin de ne pas les stresser : pas de nourrissement, pas de traitement et peu de récolte de miel. Des zones «sauvages» sont laissées telles quelles, « il y a tout ce qui convient aux abeilles, il y a quasiment de quoi butiner toute l’année... si tant est qu’il n’y ait pas trop de canicule », assure Régis.
Des arbres vont être replantés, pour éviter les zones venteuses « pleines de désagréments pour les abeilles ». Un petit jardin et un petit verger sont en cours d’élaboration, tant pour les insectes que pour les propriétaires du site.  « On ne vend aucun produit, mais on fabrique des ruches », explique Régis.
Le Coucou a pour objectif de proposer des animations « autour de cette approche qui va a contrario de l’apiculture productiviste » (voir plus bas). En expliquant notamment que les abeilles ne représentent que 15 % de la pollinisation, et que tous les autres pollinisateurs entrent en ligne de compte. Des ateliers sur ces thématiques seront proposés, mais aussi sur le travail du bois, la spécialité du Coucou.
Ainsi, un endroit est réservé pour les ateliers, avec des machines «inventées» sur place. « Les gens pourront venir construire leur ruche, on a déjà le bois sur place », sourit Régis. Tour à bois à pédale, tronçonneuse adaptée sur une machine pour débiter les planches, ici, pas d’électricité, mais de l’inventivité. Pour la confection des ruches, pas de traitement, mais un habitat adéquat et surtout fonctionnel pour les abeilles.
En face du coin atelier, un espace pour les enfants est prévu, avec cabanes, balançoires et jeux en bois, afin de rendre le lieu ludique et familial. Des balades découvertes et des ateliers participatifs seront proposés régulièrement (1), et certains modèles de ruches sont en vente. Régis Deschamps aimerait aussi pouvoir animer des ateliers délocalisés dans les tiers-lieux, ou auprès des scolaires...
(1) informations facebook Ruches Le Coucou, prochaine animtion prévue les 17 et 18 août.

Quand abeilles et miel ne font qu’un...
Qui dit extinction des abeilles, dit pesticide ou encore frelon asiatique... Mais pas que, selon Régis Deschamps, « on oublie que l’apiculture traditionnelle a aussi un impact ». Il pointe du doigt les croisements génétiques, les transhumances, « le fait de les nourrir, de les surexploiter... », une pratique liée à la société de consommation somme toute...
Le spécialiste pense pourtant que les choses pourraient être faites différemment. « Je ne dis pas que les apiculteurs font mal leur boulot, ils font comme on leur a appris », lance-t-il, dénonçant les ruchers-écoles qui se développent « avec une approche productiviste ».

Modèles de ruches :
A air libre : basée sur l’odée de M.Martin, cette ruche exposée au jardin des plantes en 1823 a été abandonnée au profil de la standardisation de l’apiculture.
De biodiversité : ces ruches décrivent bien l’approche «sans récolte». « L’idée, c’est de laisser un essaim venir s’implanter, qui va recréer des colonies sauvages autour ».
Japonaise : cette ruche traditionnelle qui date du XVIIe siècle permet aux abeilles de bâtir naturellement l’intérieur : « il y a juste des croisillons pour les aider ».
Ruche tronc : divisée en plusieurs volumes, elles ont l’avantage de ne pas avoir de planche d’envol.
Ruche kenyanne : horizontale, elle permet aux abeilles de bâtir au fur et à mesure au fil des barettes.