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De l'évasion fiscale expliquée en zone rurale...

Attac

Une quinzaine de membres des collectifs Attac 23 et Attac 87 étaient réunis samedi matin à La Souterraine dans le cadre de la semaine d’actions contre les multinationales... et surtout contre leur impunité.
Une semaine européenne, suivie par 200 organisations en Europe, et déclinée au niveau local, donc. «C’était l’occasion de sortir de Limoges ou Guéret où on a l’habitude de faire nos actions, à un moment il faut bien informer les populations des zones plus rurales», explique Benoît Lematelot, d’Attac 87. C’est chose faite, après un arrêt devant une banque et un tour du marché sostranien...
C’est devant la BNP Paribas qu’ils ont choisi de se réunir, «championne de l’évasion fiscale avec une multitude de filiales dans les paradis fiscaux et un comportement inadapté dans ses actions», dénonce Benoît Lematelot. Il évoque des «crimes contre l’humanité» facilités au Soudan via l’ouverture de marchés financiers ayant profité notamment aux militaires...
Autre multinationale dans le collimateur d’Attac, en lien direct avec l’actualité, Lubrizol, dont l’incendie de l’usine de Rouen a été marquée par un manque de transparence sur les produits chimiques et la pollution réelle engendrée, «ce sont eux qui font la pluie et le beau temps dans l’enquête, il n’y a pas eu de menaces du gouvernement par rapport à cette multinationale mais plutôt des sourires en coin, les gouvernants fonctionnent pour les grosses boîtes», déplore Benoît Lematelot.
Les objectifs d’Attac et autres organisations sont donc de mettre fin à l’impunité des multinationales, et pour cela ils demandent la fin des tribunaux d’arbitrage dans les traités existants ou en cours de négociation. «Ce sont les multinationales qui vont mettre l’Etat devant les tribunaux si il y a entrave à la libre concurrence, on a eu le cas ici avec l’affaire Tapie, et c’est l’Etat, et donc la population, qui paye pour enrichir des gens qui ont déjà plus d’argent qu’ils ne devraient en avoir».
Une dizaine d’entreprises sont visées par les organisations (1), «des multinationales y compris françaises qui violent les droits de l’homme et de l’environnement. Si elles s’installent à l’étranger, faut pas se poser de question, c’est pour réduire les normes sociales et environnementales».
Attac 87 profitait de l’occasion pour aider ceux qui le souhaitaient à signer le référendum contre la privatisation d’ADP (Aéroports de Paris), puisque l’association fait partie du collectif créé pour faciliter les démarches, souvent jugées complexes par les utilisateurs.

(1) Total, BNP Paribas, Amazon, Carrefour, Vinci, Bayer Monsanto, le groupe Lactalis, Zara, Engie.