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Une mémoire fragile à préserver et transmettre

ARINOPA

L’association ARINOPA, basée à Saint-Vaury, propose de nombreuses activités pour éviter l’isolement. En novembre, elle organise une grande manifestation sur l’importance de la mémoire et du passé, intitulée Le Pays creusois, sa terre, ses hommes, et leurs savoir-faire... Interview de la présidente d’ARINOPA, Simone Lamiraud-Laudinet.
En cette période de rentrée, ARINOPA a probablement de nouveaux projets sur le feu ?
Oui, sans exclure dans notre programme des innovations qui pourraient rassembler et fédérer le plus grand nombre, l’ambition immédiate c’est la continuité de nos activités, à savoir transmettre, tisser notre fil d’Ariane autour de la mémoire et de ses prolongements.
À travers la mémoire du passé, notre désir est de relier les personnes entre elles, tout en leur faisant expérimenter les petits bonheurs de la vie associative.
Vous suggérez une place particulièrement importante du souvenir et de la mémoire dans nos vies ?
Nous sommes convaincus de cette place privilégiée et c’est notre «mobile» ! La mémoire, celle du passé est ce qui nous relie tous entre nous, dans une même succession des générations dont nous sommes issus.
Et puis se souvenir des choses passées, ce n’est pas s’y complaire, mais c’est surtout savoir d’où on vient, quelles sont les sources communes de notre histoire ; c’est un ancrage, et même une réassurance essentielle face aux mutations massives que connaît la société actuelle.
Le passé est en grande partie ce qui nous a constitués et continue à nous constituer, et nous faisons tous, à cet égard, partie d’une grande et même communauté.
Que contient le programme de votre prochaine animation annuelle de novembre ?
En ce moment, ARINOPA met plein cap sur l’organisation de ses Journées annuelles, des 9 et 10 novembre prochain, qui mettent à
l’honneur « Le Pays creusois, sa terre, ses hommes et leurs savoir-faire ». La manifestation se déroulera dans un partenariat avec la municipalité et la caisse locale du Crédit agricole.
Nous avons beaucoup d’idées, de projets, mais aussi beaucoup de plaisir à aller réveiller la mémoire du passé, des traditions… tout en faisant le constat que les personnes en capacité de s’en faire les témoins ne sont plus tellement nombreuses !
Cette troisième édition aura pour thème central le patois marchois, une langue à protéger, défendre et diffuser, qui ne doit pas s’éteindre avec ceux d’entre nous qui la pratiquent au quotidien ou de temps en temps ; autre thème, la veillée creusoise d’antan avec ses animations vivantes et savoureuses, les histoires contées, la danse, la musique, les jeux, le « pétassage », le travail du bois, des outils, de la paille …
Un spécialiste du « croissant marchois », Jean-Michel Monnet Quelet, resté très attaché à son village de Saint-Silvain-Montaigut, ouvrira ces deux journées par une intervention sur l’origine des noms marchois, noms de lieux et de parcelles, noms de saints, au cours d’une présentation suivie d’un débat interactif avec l’auditoire.
Pour faire vivre votre association, nourrir vos activités, faire resurgir cette mémoire et en assurer une transmission, vous vous appuyez sur quelles forces locales ?
Nous avons cette grande chance d’avoir des adhérents et amis qui sont des amateurs et des passionnés de patrimoine local, des gardiens des coutumes, des objets anciens. La Creuse, et c’est visible à Saint-Vaury et plus encore dans les villages qui entourent le bourg, semble avoir su et pu protéger son patrimoine, ses maisons, ses vieilles pierres… C’est émouvant je trouve. Nos amis ont plaisir à transmettre les gestes et savoir-faire anciens observés dans leur enfance.
Le dimanche, deuxième jour de nos journées, notre association proposera des démonstrations et ateliers aux jeunes, aux adultes et familles qui viendront nous visiter; il s’agira d’activités anciennes,  comme le barattage du beurre, le travail du bois à la plane, la fabrication de dents de râteau…
Mais, à propos de votre question sur les forces vives locales, la vraie question, c’est comment préserver, faire perdurer cette mémoire, fragile… la transmettre aux plus jeunes ?
Votre café-tricot et café-causerie apportent leur souffle de vie à Saint-Vaury et environs…
Oui, le café-tricot a pignon sur rue depuis quatre ans à Saint-Vaury ; il a ses quartiers au bar de l’Étape creusoise à Saint-Vaury, autour des arts du tricot, des travaux créatifs, aussi des jeux de société.
C’est un espace que nous enrichissons d’interventions d’associations militantes, de causes sociales ou humanitaires. Toujours dans l’esprit de promouvoir la communication, l’amitié, de couper court au repli sur soi ou à l’isolement.
Le café-causerie va reprendre son rythme prochainement au bar Le Victoria. Les sujets pressentis pour le moment ont trait à la poésie, aux livres de Prix scolaires et à la distribution des prix qui avaient cours à la fin du XIXe siècle et jusque dans les années 1970…
L’idée est toujours que des participants viennent témoigner et partager.
Comme nous sommes attachés à l’école et l’éducation et leurs évolutions, nous garderons la thématique des cinq dernières années, c’est-à-dire l’emblématique Certificat d’études.
Vous évoquez vos adhérent et amis, vous avez une large palette d’âge ?
C’est une question qui nous hante souvent… L’association a aussi besoin de s’étoffer, de se renouveler.
Nous aimerions accueillir de plus jeunes adhérents… mais comment les fédérer autour de nos valeurs, et sur des temps accessibles pour eux, et dans un monde actuel tributaire ou…victime, si je puis dire, d’accélération, en tout cas axé sur des technologies qui ne sont pas forcément incompatibles avec les univers du passé, mais en tout cas chronophages pour ceux qui les pratiquent…
Nous nous interrogeons aussi sur le sens de la vie associative pour les jeunes générations, sans doute plus individualistes, retenues aussi par de fortes incertitudes et inquiétudes sur leur avenir... Nous nous interrogeons également sur des sujets de pensée ou de réflexion qui pourraient nous rassembler et susciter une interactivité bénéfique pour tous.

Information ARINOPA 06.60.48.48.87, Facebook ARINOPA
Présidente Simone Lamiraud-Laudinet, trésorière Ghislaine Blanchard, secrétaires J.-M. Auxiètre et Sylvie Mama.