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Quand papa tape maman

Grenelle

Les échanges ont officiellement débuté le 3 septembre dernier, et ce jeudi 17 octobre, à la préfecture de la Creuse, des associations comme Intermède 23 ou Aravic France Victime 23, des représentants du département, de l’État, le procureur de la République ou encore la déléguée aux droits des femmes, étaient tous présents pour faire un point sur les actions à mener.
Bruno Sauvage, procureur à Guéret, insiste sur le fait qu'il n'a pas attendu le grenelle pour faire de la lutte contre les violences conjugales une priorité.  Ainsi, en 2017, 53% des plaintes dans ce domaine étaient classées sans suite. Aujourd'hui, elles ne sont plus que 28%. En 2017, seulement 43% des affaires étaient poursuivies en correctionnelle.
Aujourd'hui, ce chiffre s'élève à 89%. On observe une augmentation du nombre d'affaires de violences conjugales de plus de 36%, mais selon le procureur, cela ne veut pas dire qu'il y a plus de violence. Ce chiffre en augmentation est plutôt lié à une meilleure écoute et prise en charge des victimes. Cependant, selon l'observatoire national des violences faites aux femmes, près de 78% des femmes victimes n'osent pas porter plainte. C'est pourquoi, Magali Debatte, préfète de la Creuse, a proposé le développement de contrats locaux, déjà mis en place à Bourganeuf, La Souterraine et Guéret, qui permettent un maillage plus efficace par les associations et par les services de la DDCSPP  (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations). Un contrat départemental va d'ailleurs être mis en place dans ce sens début 2020.
Ce grenelle des violences faites aux femmes a également abordé une thématique souvent mise de côté quand on évoque les problèmes conjugaux : les enfants covictimes. Un enfant témoin de violences exercées sur l'un de ses parents présentera certainement des troubles dans sa vie d'adulte. C'est donc pour le protéger que tout une série de mesures vont être mises en place, comme l'accompagnement de l'enfant du domicile de la mère au domicile du père en cas de séparation, ce qui est également sécurisant pour la femme victime. Agnès Zeppa, déléguée aux droits des femmes, évoque également le développement de lieux neutres sur tout le département, où les visites parentales peuvent s'effectuer en toute sécurité, avec l'appui d'un professionnel référent. Du côté de la loi, Bruno Sauvage garantit qu'en cas d'affaire de violence sur une femme, il est noté sur le procès verbal la présence de l'enfant. Si il a plus de 4 ans, il pourra être entendu et si la mère n'est pas jugée apte à le protéger (si elle retire sa plainte par exemple), le système judiciaire peut lui désigner un représentant légal pour défendre ses droits.
D'autres volets du grenelle concernent la formation et l'information. Le 2 décembre a donc lieu une conférence, co-organisée avec intermède 23, ouverte à tous, qui traite de la prise en charge psychologique des enfants et des parents, avec Karen Sadlier, docteur en psychologie clinique. Et le 13 décembre, le Conseil départemental de  l'accès aux droits et le tribunal de grande instance organisent également une conférence sur les recours juridiques autres que la plainte, pour mieux connaître les différentes voix légales auxquelles peuvent recourir les victimes.
Si vous êtes victime ou témoin de violences conjugales, un numéro gratuit est à disposition : le 3919.