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Thomas Chabrol, profession acteur

Culture

Thomas Chabrol « fait l’acteur » comme il dit, depuis sa tendre enfance. Ainsi, à cinq ans, il faisait déjà ses premières figurations dans La femme infidèle tourné en 1969 par son père Claude, suivies de bien d’autres apparitions. La caméra lui tendait les bras, mais il a finalement porté son choix sur le dessin dont il a fait ensuite son métier, créant des affiches de films et des dessins animés. Mais les sirènes du cinématographe ont à nouveau déployé leur charme, l’invitant à reprendre le chemin des plateaux de tournage. En route vers son avenir, il ne les a plus quittés, nourrissant depuis 1974, une filmographie de plus de 75 films, courts ou longs métrages, de cinéma ou de télévision, sans oublier les planches de théâtre qu’il a foulées dans une petite dizaine de pièces. Il a également mis son talent au service de la radio (France Inter, France Culture, Radio Nova) et à la création d’un jeu télévisé (Clubic).
Ces activités près des plateaux lui permettaient, comme à son frère Matthieu dans la musique, de rester en contact avec les parents, car Claude Chabrol et Stéphane Audran tournaient beaucoup.
Un métier d’émotions multifacettes
« L’acteur vit quelque chose d’un peu particulier », dit Thomas Chabrol, « c’est une des merveilles du métier. On change de métiers sans arrêt. On se promène dans le temps et plusieurs situations, passant d’un univers passionnant à un autre tout aussi fascinant, entre Histoire et commissariat de police, la chirurgie ou le  Trans Europ Express… »
Son dernier film date d’avant l’été, avec États d’Urgences de Vincent Lanneau, tourné pour France 2 sur le sujet brûlant des suicides dans la police.
Ici, c’est ma prise
de terre…
La maison de Sardent est dans la famille maternelle de Claude Chabrol depuis plusieurs générations. Elle a d’ailleurs un passé chargé d’histoire dans la résistance, de par les grands-parents co-fondateurs du réseau « Ceux de la Libération ». Son père Claude y a passé les quatre années de guerre avant de tourner Le Beau Serge en 1958 sur la place. Elle a continué d’accueillir des réunions familiales après le décès du cinéaste en 2010. Thomas Chabrol le parisien, y vient toujours avec sa famille, chaque fois qu’il le peut. « Ici, c’est ma prise de terre dit-il, et mes enfants aiment y venir aussi, c’est un endroit béni ». Il aime se replonger dans des racines familiales olfactives contenues dans l’odeur de la maison. « L’oxygène de l’air creusois est aussi une chose merveilleuse », ajoute-t-il, appréciant les produits locaux et la vie simple de l’endroit.
C’est donc tout naturellement qu’il participe au festival Ciné des villes - Ciné des champs de son amie Annie Miller qui a programmé cette année trois films dans lesquels il joue. « Le cinéma est avant tout une grande aventure humaine , dit-il, et le travail de Lavaud Soubranne mérite qu’on le soutienne, d’autant plus que le cinéma de Bourganeuf est une splendide salle d’une grande qualité technique. »