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Froome puissance 4

L'hymne britannique a résonné encore sur les Champs-Elysées, hier, pour saluer le nouveau succès de Chris Froome, son quatrième dans le Tour qui a mis en valeur cette année le cyclisme français, souvent emballant.

Après le sprint gagné par le Néerlandais Dylan Groenewegen, au terme de la 21e étape, Romain Bardet a pris place pour la deuxième année consécutivement sur le podium. Mais les deux plus hautes marches ont été confisquées par Froome et son dauphin, le Colombien Rigoberto Uran, au terme de cette 104e édition, indécise jusqu'à la veille de l'arrivée.
« Le Tour le plus serré », a reconnu l'Anglais qui l'avait annoncé avant le départ de Düsseldorf, le 1er juillet. Au bout des 3540 kilomètres, l'écart le séparant du deuxième (54 secondes sur Uran) est le plus faible de ces dernières années.
La tendance enregistrée l'an passée s'est confirmée : Froome, maintenant âgé de 32 ans, a perdu sa supériorité en montagne. Mais son équipe Sky reste - et de loin ! - la plus puissante du peloton et son registre personnel s'est considérablement élargi.
« Il ne lâche vraiment rien », constate le directeur du Tour Christian Prudhomme. « Dès qu'il a la moindre possibilité, il cherche à l'exploiter ».
En retrait dans la grande étape des Pyrénées, où il a laissé le maillot jaune au champion d'Italie Fabio Aru pour un intérim de deux journées, Froome a contrôlé ses rivaux dans les autres massifs montagneux au programme. Pour asseoir sa victoire dans ce qui reste son point fort, le contre-la-montre.
« Cette année, la montagne n'a quasiment pas fait de différence entre les tout meilleurs », relève le directeur du Tour. « En revanche, les contre-la-montre font beaucoup plus d'écart et c'est pour cette raison qu'on en a réduit la part afin d'éviter de verrouiller la course ».
Les espérances françaises
En 36,5 kilomètres, à Düsseldorf puis à Marseille, Froome a creusé l'écart. Il s'est appuyé, pour le reste, sur le soutien d'une équipe assez forte pour s'offrir un champion du monde (Kwiatkowski) en guise de lieutenant et suppléer à l'abandon d'un coureur tel que le Gallois Geraint Thomas, à terre dans la descente d'un col jurassien. Tout comme l'Australien Richie Porte, censé être le principal adversaire de Froome au départ d'Allemagne.
Les autres grands noms n'ont pas vraiment existé dans ce Tour. Le Colombien Nairo Quintana a payé la fatigue du Giro. L'Espagnol Alberto Contador, au crépuscule de sa carrière, a accusé le poids des ans pour ce qu'il a annoncé être sa dernière apparition dans le Tour dont il a gagné deux éditions (2007, 2009).
L'opposition est venue seulement de trois coureurs. Uran a maintenu la présence colombienne sur le podium, mais sans jamais passer à l'attaque. Bardet a longtemps porté les espérances françaises, avant de céder brutalement à la veille de l'arrivée.
Le grimpeur auvergnat a sauvé sa place sur le podium, pour une seconde, devant l'Espagnol Mikel Landa. Depuis vingt ans - et Richard Virenque dans une époque totalement différente - aucun coureur français n'avait affiché cette régularité dans le Tour.
Si le parallèle avec Virenque ne tient pas pour Bardet, hormis pour cette comparaison statistique, il s'impose pour l'autre Français qui a enflammé le Tour : Warren Barguil partage avec l'ex-icône du public le panache gratuit, le sens de l'offensive en montagne et un naturel expansif qui séduit les foules.
Barguil: le Tour
complètement fou
Le jeune Breton (25 ans) a bouclé le Tour avec deux étapes dans la musette et le maillot à pois de meilleur grimpeur dans la valise. « Je suis toujours sur mon nuage. C'est complètement fou ! », a souri Barguil, qui a touché le coeur des supporters.
Son compagnon de chambre, Michael Matthews, a ramené le maillot vert du classement par points. A Paris, c'est l'Australien qui a pris la suite du champion du monde, le Slovaque Peter Sagan (exclu dès le 4e jour pour sprint dangereux), au palmarès du classement par points.
Si Froome, qui n'est plus qu'à une victoire du record codétenu par quatre champions (Anquetil, Merckx, Hinault, Indurain), est un habitué du cérémonial des Champs-Elysées, Barguil et Matthews en sont les deux grandes nouveautés. Comme un nouveau signe que la classe née dans les années 1990 prend peu à peu le pouvoir.
Il reste encore à cette génération à détrôner le « roi » Froome.
« Il reviendra pour la victoire », promet son directeur sportif Nicolas Portal en l'estimant en progrès sur « le mental », « la résistance au stress ».
Rendez-vous le 7 juillet 2018, en Vendée, pour le coup d'envoi d'un parcours qui sera dévoilé le 17 octobre prochain.

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