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Premier jour de grève à l'hôpital

A l’appel de la CGT Santé, plus de la moitié du personnel de l’hôpital de Domme était en grève hier pour dénoncer de nombreux dysfonctionnements et le manque récurrent de personnel. La direction se veut rassurante.
Dysfonctionnements jugés nombreux et manque de personnel estimé récurrent, plus de la moitié du personnel de l’hôpital de Domme (sans compter les réquisitionnés) était en grève hier. Déjà en 2013, à l’appel du syndicat majoritaire CGT, des débrayages avait eu lieu. Mais cette fois-ci, selon la responsable syndicale Virginie Audit « les choses n’ont fait qu’empirer, par notre action nous voulons alerter les familles et les usagers sur nos conditions de travail et qu’ils se rendent compte que nous ne pouvons plus, faute de moyens humains exercer notre métier correctement ».
Si l’organisation syndicale a pointé un certain nombre de revendications (lire notre édition de samedi) c’est surtout la question du manque de personnel qui  devient de plus en plus problématique.
« Nous ne demandons pas la lune, mais du personnel », insiste la représentante syndicale. « Il manque au moins trois infirmières. Il y a actuellement un infirmière pour quatre niveaux » , ce que confirme Emilie qui travaille à l’Ehpad. « Un seul agent s’occupe de 19 personnes âgées, des résidents qui ont besoin d’une aide aux gestes quotidiens ». Il y a 87 résidents dont une unité « non reconnue » selon la CGT, hébergeant 43 résidents, et 31 lits en médecine avec des soins palliatifs pour certains malades.
Jacqueline est venue d’ailleurs apporter son soutien aux personnels lors du rassemblement devant l’hôpital, constatant que depuis son admission il y a cinq ans à l’Ehpad, « ça s’est pas du tout arrangé. Parfois on nous fait manger à 20 h, il arrive que l’on ait une douche tous les 15 jours au lieu d’une fois par semaine, ça va plus  du tout ». Sur le plan financier la CGT a porté plainte pour, selon elle, « des cotisations sur les salaires qui n’apparaissent pas à la caisse de retraite »,  ainsi que sur le fait qu’il y aurait « un déficit inexpliqué de plus d’un million d’euros à l’Ehpad ». « La réforme sur la tarification du 1er janvier 2017 a aggravé la situation dans les Ehpad», affirme Virginie Audit. Des difficultés pointées du doigt par la Fédération hospitalière de France, qui vient de dénoncer les conséquences néfastes de cette nouvelle tarification.
Une rencontre avec le directeur délégué de l’établissement Julien Mouret, la directrice des ressources humaines de Périgueux  Mme Pain et la directrice des soins Mme Alvy était  prévue  à 15 h. Mais pour Julien Mouret, « il n’y a eu aucune réduction de personnel depuis longtemps, les effectifs sont conformes au tableau pour ce type d’établissement ». A l’entendre, ce ne serait qu’un problème de réorganisation. « Il faut rendre notre organisation plus efficiente ». il reconnaît cependant que les personnels font un travail « difficile » car, dit-il, « on est dans l’humain», une complexité « que l’on prend en considération » . Quant à la situation financière, « elle est délicate certes mais on présente les comptes aux instances». Pour lui, « la grève n’était pas prévisible » et il considère que le tract distribué par le personnel « a une vision très noire de la situation ».
P. Pautiers

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