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Une sérieuse piqûre de rappel

Du 23 au 29 avril se déroulera la semaine européenne de la vaccination. Elle vise à sensibiliser le public sur la nécessité de se faire vacciner. Le département accuse en effet toujours un train de retard en la matière. Plusieurs actions de sensibilisation et de prévention sont programmées pour y remédier.

La Dordogne est encore et toujours le vilain petit canard de la couverture vaccinale. Comme dans l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, celle-ci est inférieure à la moyenne nationale. S’il y a du mieux par rapport aux années précédentes, il y a encore du chemin à faire. D’où les actions de sensibilisation et de prévention mises en place dans le cadre de la semaine européenne de la vaccination.
Etes-vous bien à jour de vos vaccinations ? Rien est moins sûr et la réponse la plus probable est certainement non. Il suffit de se pencher sur les chiffres de la couverture vaccinale en Dordogne, dévoilée à l’occasion de la semaine européenne de la vaccination (du 23 au 29 avril) pour s’en convaincre. Cette année encore, les Périgordins sont montrés du doigt en tant que mauvais élèves en la matière, par rapport à ses voisins de la Nouvelle-Aquitaine et surtout par rapport à la moyenne nationale.
Les chiffres le disent, « une vigilance particulière est nécessaire en Dordogne sur la rougeole, et le méningocoque C pour lesquels la couverture vaccinale est inférieure à la moyenne régionale et nettement inférieure à la moyenne nationale », rapportent les services du conseil départemental qui participent activement à la semaine européenne de la vaccination.
La vaccination est présentée comme une question de santé publique qui, sur le plan individuel permet de se protéger des maladies potentiellement mortelles ou pouvant laisser de lourdes séquelles et qui, sur le plan collectif, permet une protection indirecte grâce à l’effet d’immunité de groupe. A terme, elle permet même d’éradiquer une maladie d’une population. Malgré ces avantages avancés, les Périgordins semblent bien loin de ces considérations comme en témoignent les statistiques.  
L’Etat s’est fixé pour objectif d’atteindre 95 % de la population vaccinée pour tous les vaccins (75 % pour la grippe), cela correspond au seuil au-delà duquel la circulation des virus pourrait être arrêtée. Ce qui est loin d’être le cas en Dordogne. La couverture vaccinale contre l’hépatite B chez les enfants de deux ans est de 77,2 % contre 86,4 % de moyenne régionale. Pour le ROR (Rougeole, oreillons rubéole), ce taux n’est plus que de 74,3 % (la moyenne régionale s’établit à 78,8 %). Pour le méningocoque C, le taux est encore plus faible : seuls 50,6 % des enfants de deux ans sont vaccinés alors que la moyenne régionale grimpe à 66,1 %.
Le pompon est quant à lui décroché avec le papillomavirus chez les jeunes filles de 16 ans. Pour mémoire, ce vaccin permet de prévenir ce virus qui augmente le risque de cancer du col de l’utérus (il est contesté depuis sa commercialisation en 2012). Concernant ce vaccin, le taux de couverture est de 14 % contre 20,2 % à l’échelle régionale. Seul le DTP (Diphtérie, tétanos, poliomyélite) à 96,6 % et la coqueluche à 96,2 % atteignent les objectifs gouvernementaux.
Ces mauvais chiffres sont notamment le fruit de la propagande des anti-vaccins que l’on retrouve particulièrement actifs sur les réseaux sociaux. Or, leur voix porte bien plus que celle des pouvoirs publics qui n’ont pas encore trouvé l’astuce pour une contre communication efficiente. D’où la semaine européenne de la vaccination utilisée comme vecteur de promotion à la nécessité d’aller se faire vacciner, car, rappelez-vous, si un vaccin n’est pas à jour, il est possible à tout âge de faire un rattrapage. Plusieurs actions sont proposées en ce sens par le Conseil départemental la semaine prochaine (lire ci-dessous), comme notamment une présence mardi prochain dans le hall de la gare de Périgueux, avec notamment la démonstration et la création d’un carnet de vaccination électronique. On n’arrête plus le progrès.

En chiffres
L’an dernier, le centre départemental de vaccination a réalisé 1 445 injections vaccinales auprès de 1 018 personnes au cours de 114 séances de vaccination. 87 % des personnes vaccinées résidaient dans le département. De même, 77 % des usagers fréquentant le cen-tre (agréé pour la vaccination fièvre jaune) sont des voyageurs.

Une semaine pour agir
Le Département, en partenariat avec la CPAM, propose tout un tas d’actions de sensibilisation à la vaccination la semaine prochaine. Détails du programme.
Du 24 au 28 avril : au restaurant administratif de Périgueux, exposition sur la vaccination, remise de documentation.
Lundi 24 avril : au centre hospitalier de Périgueux, animation autour de la vaccination dans le hall d’accueil, démonstration et création de carnet de vaccination électronique, remise de documentation, mais également mise à jour des vaccinations DTP / DTCP.
Mardi 25 avril : en gare SNCF de Périgueux, animation autour de la vaccination dans le hall d’accueil de la gare, démonstration et création de carnet de vaccination électronique, remise de documentation
Mercredi 26 avril : au centre départemental de vaccination de Périgueux. Au programme, journée portes ouvertes pour tout public de 9 h à 17 h, exposition sur la vaccination, informations et conseils sur la vaccination et consultations vaccinales et mise à jour des vaccinations. A noter enfin que comme le 29 mars dernier, le 4 octobre prochain, c’est le campus universitaire de Périgueux qui sera visé avec, là encore, une animation autour de la vaccination avec petit déjeuner dans le hall du campus, une exposition sur la vaccination, une démonstration de calendrier vaccinal électronique et une remise de documentation.

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