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Des vols commis car « ça faisait de l’adrénaline »

Justice

Hier deux hommes de 27 et 28 ans étaient jugés pour une série de vols avec effraction en réunion commis en grande majorité sur le secteur du Grand Périgueux entre juin 2014 et octobre 2015.
C’est suite au cambriolage des établissements Montet  à Ribérac commis en septembre 2015 que cette enquête a pu aboutir. Les gendarmes de la brigade de recherche de Ribérac avaient effectué des prélèvements ADN sur des mégots de cigarettes qui ont permis d’identifier dans le Fichier national des empreintes génétiques, le profil du plus âgé des deux prévenus, déjà condamné  pour une série de vols avec effraction en réunion à Brive en 2013. Les gendarmes de Nontron se sont aussi rendu compte que leurs collègues de la brigade de recherche de Périgueux avaient quatre dossiers en attente de jugement pour des faits de même nature commis par leur suspect en compagnie du second prévenu. Placé en garde à vue, le jeune homme avait alors décidé de faire table rase de ses délits en les avouant tous, et c’est ainsi qu’il s’est retrouvé hier devant le tribunal de Périgueux pour répondre de 8 vols avec effraction en réunion et en état de récidive légale, son comparse ne l’étant pas et pour un vol avec effraction qu’il aurait commis seul. Dès qu’il se présente à la barre, son attitude est déroutante car le jeune homme répond toujours avec un sourire aux lèvres. Il souffre en fait d’un léger retard mental et est reconnu comme adulte handicapé. Il déclare qu’il reconnaît les faits sauf un commis le 21 juillet 2016 au préjudice du club de foot de Notre-Dame-de-Sanilhac, expliquant qu’après son jugement en janvier 2016 il avait arrêté ses « conneries ». Un vol que ne reconnaît pas non plus son compère ainsi que « trois ou quatre » autres. Lorsque la présidente du tribunal Eva Dunand-Fouillade   commence à questionner le plus âgé des deux sur l’un des premiers vols,  afin de savoir s’il a bien dérobé avec son ami du matériel électro-portatif et des bouteilles d’alcool, il dit ne pas se souvenir « je sais plus c’est loin, j’en ai tellement commis que je sais plus ». Il faut dire que lors de sa garde à vue, il avait déclaré qu’il avait commis 105 cambriolages avec son ami qui étaient répertoriés sur une liste qui était en possession de son complice, le but étant selon lui de noter les adresses pour pouvoir y retourner s’ils en avaient envie. La présidente lui demande alors où se trouve cette liste il répond « il n’y a que lui (son complice) qui sait où elle
est ». Le complice dément tout de suite l’existence d’une telle liste. Les deux compères se sont d’ailleurs renvoyé la balle de cette façon tout au long du procès, le plus âgé disant qu’il n’avait jamais commis de cambriolage seul, l’autre disant qu’il n’était pas là telle ou telle fois. Au menu de leurs victimes, parfois des habitations mais plus souvent des locaux d’entreprises, comme Les Bitarelles à deux reprises (avec des dégradations), ou encore des clubs sportifs, comme à Notre-Dame-de-Sanilhac ou Coursac. Le butin était chargé dans le coffre de la voiturette sans permis du plus âgé et stocké dans la cave de l’ancien beau-père du plus âgé des deux. Mais dans quel but ?, s’interroge  la présidente du tribunal, la
revente ? Le plus jeune dit ne jamais avoir récupéré le moindre argent, « il m’a donné une fois 20 euros », mais accuse néanmoins son ex-ami de revendre les objets pour gagner de l’argent, ses parents lui ayant retiré sa carte bleue. Le plus âgé s’en défend et lorsqu’on lui demande ses motivations, il explique « ça faisait de l’adrénaline ». Il avait d’ailleurs déclaré lors de sa garde à vue que « c’était par plaisir, ça me faisait une occupation, je trouvais ça bien de sortir la nuit pour commettre des vols ». Dans ses réquisitions, la substitut du  procureur Sylvie Guédes a souligné l’immaturité des deux prévenus. Pour autant elle n’est pas dupe sur le bénéfice que les deux compères auraient pu retirer des vols même si elle a précisé que le beau-père allait prochainement être jugé pour  recel et devrait s’expliquer. Le plus âgé a été condamné à 18 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans avec obligation de travailler et d’indemniser les victimes. Son complice à 12 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans avec les mêmes obligations. Ils devront solidairement rembourser  697,48 euros (Toutes les victimes n’ayant pas demandé d’indemnisation).
la secrétaire de mairie
s’octroyait des primes
Une femme de 39 était jugée hier pour escroquerie. Secrétaire de mairie depuis 2010 dans une commune du Périgord Vert elle s’est octroyée entre décembre 2012 et décembre 2015 des primes à hauteur de 5 864,68 euros en fabriquant de toute pièces des faux arrêtés municipaux. Pour ce faire, elle utilisait le tampon de la mairie qu’elle avait à disposition ainsi que la griffe du maire qu’elle prenait dans le bureau de sa supérieure profitant de ses absences. C’est d’ailleurs celle-ci qui avait découvert le pot aux roses. Lorsque celui-ci fût révélé, le maire l’avait convoquée dans son bureau et lui avait montré les arrêtés. « J’ai tout de suite avoué, je lui ai rendu les clefs et je suis partie de la mairie », a expliqué la jeune femme disant qu’elle avait un problème d’ordre psychiatrique avec l’argent et qu’elle était suivie pour cela. Depuis elle rembourse mensuellement sa dette envers la commune et souhaite « seulement continuer à travailler, (elle a quitté la fonction publique) pour payer ma
dette ». Elle a été condamnée à six mois de prison avec sursis avec interdiction d’exercer une fonction publique pendant deux ans et à 900 euros de dommages et intérêt et 800 euros pour les frais d’avocats de la commune.
Philippe Jolivet

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