Fil info
18:54Châteauroux : «Qu’on nous redonne des bras !» -> https://t.co/lAulfkh4fd
18:52Indre : 128 bébés décédés à la Martinerie retrouvent un nom -> https://t.co/QlDqPdl95C
17:19 y sera sur le stand arvmc : Les américains à chateauroux 1951-1967 de Mascle https://t.co/WM7iND8iBY

Le retour des haies, garantes de la biodiversité

Différents représentants du monde agricole et la fédération départementale de chasse ont signé lundi une convention visant à favoriser la biodiversité. Cela passera notamment par la plantation de haies sur les parcelles agricoles.
Ils sont six organismes : la fédération départementale des chasseurs), ASSELDOR (Association des éleveurs), la SICA CREO (Société d’intérêt collectif agricole - centre de recherche et d’expérimentation ovine), l’AFGP (Association foie gras du Périgord), le lycée agricole de Coulounieix-Chamiers et la Chambre d’agriculture, et ensemble, ils ont décidé d’unir leurs efforts pour maintenir et protéger la biodiversité au travers d’une convention d’un an signée lundi.
Ils ont d’ores et déjà lancé une expérimentation sur la ferme de Glane à Coulaures, où à la mi-mars, les élèves du lycée agricole de Coulounieix-Chamiers ont planté une haie de 55 mètres de long. La plantation de jachères mellifères doit être effectuée dans les jours qui viennent. L’objectif est d’observer l’impact de ces plantations sur l’éco-système, la faune sauvage, etc. « Ce sera une vitrine que nous pourrons par la suite diffuser ailleurs », explique Jean-Christophe Granger, le président de la chambre d’agriculture.
« Cela vise aussi à prendre en compte l’aspect environnemental dans le processus de production agricole », rappelle Laurent Herbreteau, le directeur du lycée agricole. « Les haies présentent de nombreux intérêts : pour la chasse puisque les espèces peuvent se cacher, mais pas seulement, elle servent de brise-vent, d’aide à l’épuration des eaux, au développement des insectes ou encore à la vie de beaucoup d’oiseaux », note Matthieu Salvaudon, le directeur de la fédération départementale des chasseurs. Ces différentes plantations présentent également un intérêt non négligeable pour les parcours de palmipèdes gras. La ferme de Glane a déjà effectué une quarantaine de diagnostics pour voir où et comment pourraient être plantées de nouvelles haies.
Ce phénomène est désormais encouragé par l’Europe alors qu’au début des années 90 la PAC obligeait les agriculteurs à les raser. Un paradoxe que ne manque pas de souligner Jean-Philippe Granger. « Il faut encore trouver des agriculteurs qui acceptent de perdre un peu de terrain pour un bénéfice qui n’interviendra pas avant une quinzaine d’années. Et avant, il faudra entretenir les haies ».
 

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
CAPTCHA
Cette question permet de vérifier que le formulaire n'est pas soumis par un robot (spam)
Fill in the blank.