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Un nombre de candidats record

On connaît désormais le nom des 47 candidats aux élections législatives sur les quatre circonscriptions de la Dordogne. Leur liste a été publiée hier soir et elle réserve un certain nombre de surprises, notamment sur le Sarladais où pas moins de 17 candidats vont s’affronter, dont de très nombreux divers gauche.

Bien malin celui qui, en pleine recomposition politique suite à l’élection présidentielle, parviendra à devenir quels seront les prochains députés de la Dordogne, tant les forces en présence dévoilées hier soir par la préfecture sont aussi diverses que variées.
Suite à un tirage au sort, les candidats aux élections législatives en Dordogne, sous réserve de valitation par le ministère de l’Intérieur, savent depuis hier soir le numéro de l’emplacement qui leur est réservé sur les panneaux électoraux pour pouvoir coller leurs affiches. Avec 47 noms sortis du chapeau, il pourrait s’agir à première vue d’un record en terme de nombre de candidats. Et bien non. Car s’ils n’étaient que 40 en 2012, ils étaient plus, 51, en 2007 et surtout 55 en 2002. A contrario, s’il y a bien un chiffre qui interpelle pour ce scrutin, c’est celui du nombre de candidats sur la quatrième circonscription : 17. Il faut remonter 2002 pour trouver trace d’un nombre aussi important de prétendants au poste de députés. Ils étaient alors 16.
Le groupe de la mort
Cette circonscription sera très certainement la plus indécise au regard de la multiplicité des candidatures, en particulier à gauche. C’est bien simple, si l’on devait parler de compétition footballistique, on parlerait de groupe de la mort. Sur les 17 candidatures, onze sont de près ou de loin positionnées à gauche, avec des dissidences ici et là et des alliés d’hier qui partent chacun de leur côté. Ainsi, la France insoumise (Emilie Chalard) et le parti communiste (Joëlle Montupet) partent divisés, Europe Ecologie Les Verts (EELV) y présente sa seule candidature unique en Dordogne (François Coq) et le parti socialiste (Benjamin Delrieux) doit faire face à une candidature dissidente (Nathalie Manet-Carbonnière), tout comme la droite qui aura son candidat officiel Les Républicains (Jérôme Peyrat) et son ex-LR et maire de Sarlat et macrono-compatible Jean-Jacques de Peretti. Bref, sacrée cacophonie, d’autant que le parti présidentiel, la République en marche (REM), a sa candidate officielle : Jacqueline Dubois, elle-même ancienne candidate pour la droite aux dernières élections départementales. Comprenne qui voudra ou pourra.
Des partis inconnus
Décidément, la quatrième circonscription est, non seulement celle de tous les dangers (son député socialiste sortant Germinal Peiro ne se représentait pas), mais aussi celle de tous les particularismes. L’inclassable et inénérable Marc Jutier (qui voulait autrefois se présenter à la Présidentielle) est ainsi candidat, tout comme Jean-Michel Toulouse, au nom du ParDem, le parti de la démondialisation. Autre particularité, la candidature de Stéphane Roudier, le maire de Condat-sur-Vézère, souteu par Régions et peuples solidaires, Partit Occitan et les Ecologistes. Si à cela, on ajoute la candidature divers gauche de Thomas Michel, on peut presque déjà deviner l’ampleur de l’éparpillement des voix à gauche au premier tour. Et encore, il n’y a cette fois-ci pas de candidature du NPA en Dordogne. Alors qu’en face, il n’y a qu’une centriste Edwige Gorisse, et à l’extrême droite deux candidates Cécile Faucher (UPR) et la conseillère régionale Florence Joubert (FN).
Calme sur la première
A côté de cela, les autres circonscription pourraient presque apparaître comme un long fleuve tranquille, à quelques nuances près toutefois. Sur la première circonscription, il y a moins de candidats que lors des précédents scutins, dix contre 12 en 2012 et 2007 et 15 en 2002. A gauche, on retrouve Lutte ouvrière (Corinne Rœthlisberger), le PS (Michel Moyrand), le PCF (Vianney Le Vacon), France insoumise (Hélène Reys) et Yann Lavalou (100 % - AEI). En face, REM a son candidat Philippe Chassaing, J’ose la France, mouvement de Rama Yade, a son seul candidat en Dordogne Gallo Thiam, LR a Laurent Mossion, l’UPR Daniel Santalo et le FN Marie-Catherine Halliday.
Le Modem en force
Sur la troisième circonscription, là encore peu de surprises. Ainsi, il n’y a pas de candidature EELV pour cause d’accord national avec le PS qui prévoyait qu’il n’y en aurait pas face à un sortant. LO a son candidat (Jacques Decoupy), le PCF aussi (Jean-Paul Salon), France insoumise également (Philippe Guillerme), le PS sa députée sortante (Colette Langlade), l’UPR est présente (Anaïs Lagarde), de même que LR (Isabelle Hyvoz). La seule particularité est la présence d’une des deux candidature du parti souverainiste de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France avec Patrick Volker (ex FN) et du couple Modem présenté par REM Jean-Pierre Cubertafon et Marc Mattéra.
Bisbilles au FN
Hormi la quatrième, c’est donc sur la seconde circonscription que vont se tourner les regards. Première particularité : la candidature commune EELV/PS, comme en 2012 avec la députée écologiste sortante Brigitte Allain et son remplaçant socialiste Christophe Cathus. Sur une circonscription où le vote extrême ne cesse de progresser scrutin après scrutin, la seconde particularité et pas des moin-dres, est la double candidature du FN. L’histoire vaut à elle seule son pesant de nougat. Normalement, la candidature officielle aurait dû échoir à Eric Villemagne, jusqu’alors responsable départemental depuis le départ houleux de son prédécesseur et conseiller régional Robert Dubois. Seulement voilà, si l’on en croit les informations publiées par nos confrères de France Bleu Périgord, Eric Villemagne aurait eu la mauvaise idée de choisir pour suppléant Wilfried Peyronnet, un ancien cadre du parti qui en avait claqué la porte en 2015 après plusieurs différents avec Robert Dubois. Et c’est donc ce dernier, pourtant écarté dans un premier temps, qui a été officiellement investi hier. Ce qu’a appris Eric Villemagne au dernier moment, en même temps que son exclusion du parti frontiste. Il a indiqué à nos confrères que cela pourrait le conduire à retirer sa candidature. Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour les partis du champ républicain. Le 11 juin, chaque voix comptera. en Bergeracois comme ailleurs puisque pour mémoire, seuls les deux candidats arrivés en premier sont qualifiés pour le second tour et ceux qui seront parvenus à obtenir 12,5 % des inscrits, ce qui, avec un abstention estimée aux alentours de 30 % semble bien hypothétique.

Les candidats par circonscription

Première circonscription
1 Corinne Roethlisberger et Xavier Blanchard (Lutte ouvrière). 2 Philippe Chassaing et Véronique Chabreyrou (La République en marche). 3 Gallo Thiam et Émilie Constantin-Philbert (J’ose la France). 4 Marie-Catherine Halliday et Jean-Jacques Gratade (Front national). 5 Daniel Santalo et Fabrice Culine (Union populaire républicaine). 6 Michel Moyrand et Rozenn Rouiller (Parti socialiste). 7 Vianney Le Vacon et Bernadette Garrigue (Parti communiste - Front de gauche). 8 Hélène Reys et Stéphane Renard (France insoumise). 9 Laurent Mossion et Brigitte Cabirol (Les Républicains). 10 Yann Lavalou et Florence Valdés (100 %).

Deuxième circonscription
1 Robert Richard et Nathalie Castang (Debout la France). 2 Eric Villemagne et Wilfried Peyronnet (FN). 3 Magali Jimenez et Pascal Caron (100 %). 4 Michel Delpon et Denise Ménard (REM). 5 Chrystel Boutillier et Pascal Dumeste (FI). 6 Brigitte Allain et Christophe Cathus (EELV/PS). 7 Eric Mercier et François-Xavier Dumas (UPR). 8 Robert Dubois et Annie Faure (FN). 9 Sandrine Ruchot et Jean-Michel Villeriot (LO). 10 Armand Zaccaron et Brigitte Bournazel (PCF-FdG). 11 Gaëlle Blanc Lajonie et Gilbert De Miras (LR).

Troisième circonscription
1 Jean-Pierre Cubertafon et Marc Mattera (Modem - REM). 2 Jacques Decoupy et Arnaud Sarrazin (LO). 3 Michel Bergougnoux et Richard Mandral (FN). 4 Jean-Paul Salon et Laurence Meynard-Delage (PCF-FdG). 5 Patrick Volker et Pierre Niquot (DLF). 6 Philippe Guillerme et Élise Demeulenaere (FI). 7 Anaïs Lagarde et Philippe Lavigne (UPR). 8 Isabelle Hyvoz et Alain Peyrou (LR). 9 Colette Langlade Didier Bazinet (PS).

Quatrième circonscription
1 Émilie Chalard et Luis Gonzalo Ferreyra (FI). 2 Marc Jutier et Alexis Hortobagyi (divers gauche). 3 François Coq Moya Lemoine (EELV). 4 Florence Joubert et Patrick Laflaquière (FN). 5 Nécati Yildirim et Wilfried Menanteau (LO). 6 Jean-Michel Toulouse et Bastien Durand (ParDem). 7 Stéphane Roudier et Marie-Émilie Pasquer (Régions et peuples solidaires). 8 Jacqueline Dubois et Daniel Reynet (REM). 9 Joëlle Montupet Xavier Magne (PCF-FdG). 10 Cécile Faucher et Pascale Lotteau (UPR). 11 Edwige Gorisse et Émile Pagura (centre). 12 Nathalie Manet-Carbonnière et Jean-Marie Salevetat (Divers gauche). 13 Jean-Jacques De Peretti et Cécile Dulon (divers droite). 14 Thomas Michel et Aude Liquière (divers gauche). 15 Jérôme Peyrat et Nathalie Fontaliran (LR). 16 Chrystelle Chambon et Géraldine Da Cunha (100 %). 17 Benjamin Delrieux et Mireille Volpato (PS).

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