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Anticor 24 lance une opération mains propres

Le groupe local d’Anticor 24, l’ONG qui se bat contre la corruption et pour l’éthique en politique, va interpeller très prochainement les quatre nouveaux députés LREM, ainsi que le président du conseil départemental Germinal Peiro.
Jouer la mouche du coche dans une démocratie un tantinet ronronnante et habituée à certaines pratiques, c’est le créneau emprunté par l’ONG Anticor qui veut incarner un rôle de groupe de pression sur les élus. En Dordogne, un groupe local existe depuis quelques années à la tête duquel on retrouve l’ancien juge Alain Bressy. Comme au national, le groupe entend jouer un rôle dans la lutte contre la corruption et en faveur de l’éthique en politique.
Le résultat des dernières élections a donné à la fois des ailes et des idées à Anticor 24 qui vient d’annoncer son intention de mettre les pieds dans le plat de la loi sur la moralisation de la vie publique. Aux yeux d’Anticor, le projet de loi tel que présenté va dans le bon sens, mais c’est largement insuffisant. « Il manque des choses importantes comme la suppression du lien entre le parquet et le garde des Sceaux, par exemple », explique Alain Bressy. « Ou encore l’interdiction de faire des cadeaux aux élus, une réflexion sur le lobbying, sur le verrou de Bercy, ou encore l’inégibilité des élus pour lesquels il faut créer un statut à part d’exception ».
Anticor 24 compte donc interpeller publiquement les quatre nouveaux députés périgordins de la République en marche pour leur demander d’amender cette loi afin qu’elle aille plus loin. Il ne s’agit pas là de la seule interpellation que compte faire Anticor 24 dans les semaines qui viennent puisqu’il a l’intention de se pencher sur le cas de la Semitour, qui gère Lascaux 4. « Un rapport de la Chambre régionale des comptes datant de 2013 pointait un certain nombre de mélanges de compétences, d’insuffusisances de procédures sur le budget et le personnel. Nous voulons savoir ce qu’il en est et s’il le faut nous nous appuierons sur la Chambre régionale des comptes ». Pour Anticor 24, « il y a une absence totale de transparence à la Semitour alors qu’il s’agit d’argent public. Nous voulons un audit d’expert comptable sur la Semitour ».
L’autre gros morceau, c’est la déviation de Beynac au sujet de laquelle Anticor 24 a été saisi par le collectif Sauvons la Vallée Dordogne. Là encore, les membres d’Anticor 24 veulent soumettre à la question le président du Département Germinal Peiro. « Il semblerait qu’il n’y ait plus de Déclaration d’utilité publique (DUP) depuis 2011 », affirme Alain Bressy. « Si elle est caduque, l’appel d’offres pour la construction des deux ponts est illégal. Et désormais, la DUP doit contenir une analyse financière et une analyse socio-économique du projet. Nous ne sommes pas hostiles au Département, mais nous voulons plus de transparence ». Ce qu’ils vont demander courant juillet au travers d’un courrier qui sera adressé à Germinal Peiro.
De son côté, le conseil départemental se veut serein, assure que toutes les procédures en vigueur ont été respectées et que les travaux devraient être lancés en temps et en heure.

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