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Soutenir, prévenir et militer

L’association nationale SOS homophobie vient de créer sa 18e délégation territoriale en Dordogne à la suite de la forte mobilisation de militants le 17 mai dernier lors de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Composée d’une dizaine de membres, elle va effectuer des missions de prévention.

Parce que l’homosexualité est encore parfois un tabou et surtout parce qu’elle peut être la cause d’agressions verbales voire physiques, y compris en Dordogne, l’association SOS homophobie a décidé d’étendre son action sur le département, grâce à un noyau dur d’une dizaine de personnes qui ne demandent qu’à recruter de nouveaux membres, sans distinction aucune, bien évidemment.
« L’homophobie n’est pas une opinion, c’est un délit ». En 2017, on pourrait croire qu’affirmer ceci, comme le fait Erwan Dubarry Baete, membre actif de la délégation territoriale de SOS homophobie en Dordogne, revient à enfoncer des portes ouvertes. Malheureusement non. Ni plus, ni moins qu’ailleurs, en Dordogne, les homosexuels et plus largement les LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres), sont victimes de discriminations en raison de leur orientation sexuelle mais également d’agressions le plus souvent verbales, mais également physiques. Combien ? Impossible de le dire puisqu’aucune statistique n’existe en la matière. En outre, l’an dernier sur le département, aucune plainte pour ce motif n’a été enregistrée. Ne serait-ce parce que « les victimes n’ont pas toujours conscience d’avoir subi un acte LGBTphobe », affirme Erwan Dubarry Baete, ou se sont habituées à devoir subir des quolibets.
Mais plus question pour la délégation territoriale de SOS homophobie en Dordogne de laisser passer ce genre de choses. Elle a été créée pour remplir trois missions : soutenir, prévenir et militer. A peine née, la délégation placée sous la responsabilité de Christophe Loiseleur, s’est fixée pour tâche principale de faire connaître la ligne d’écoute nationale anonyme et gratuite de SOS homophobie (1).
« Ce numéro était encore inconnu en Dordogne puisque l’an dernier, moins de cinq appels émanaient du département. Le diffuser et le faire connaître va nous permettre de recueillir les témoignages de Périgordins victimes d’actes LGBTphobes et éventuellement de les prendre en charge pour les aider dans leurs démarches, les encourager à porter plainte, etc. », indique Erwan Dubarry Baete.
Le volet principal de l’intervention de la délégation territoriale de SOS homophobie en Dordogne restera la prévention. Ainsi, dans les semaines qui viennent vont être mises en place des interventions en milieu scolaire à destination des établissements qui en font la demande, pour les classes allant de la quatrième à la terminale. SOS homophobie dispose en effet d’un agrément en ce sens de la part du ministère de l’Education nationale. « Dans un deuxième temps, nous allons également faire des interventions pour les adultes dans les entreprises, administrations et services sociaux », reprend Erwan Dubarry Baete. L’objectif poursuivi reste le même, prévenir encore et toujours les actes et les paroles LGBTphobes.
Des interventions qui interviendront en parallèle des actions militantes menées pour obtenir l’égalité des droits. Comme par exemple la procréation médicalement assistée pour l’ensemble des femmes, la facilitation du parcours de transition, la facilitation du changement d’état-civil et de numéro de sécurité sociale, le don du sang pour les gay et les bi sans distinction (il faut déclarer un an d’abstinence pour pouvoir donner), des soins de tanatopraxie pour les malades du Sida qui en sont toujours privés, etc.
La délégation territoriale de SOS homophobie en Dordogne ne cache pas ses ambitions et pour les mener à bien a besoin de nouvelles forces vives sur l’ensemble du département, notamment sur le Périgord Vert et le Périgord Noir. Pour ce faire, il suffit de la contacter par mail : sos-dordogne@sos-homophobie.org.

(1) 01 48 06 42 41.

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