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Violences urbaines à l’école de police de Périgueux

Les élèves de la 244e promotion de l’école de police viennent d’achever leur formation par un exercice grandeur réelle de simulation de violences urbaines. Réactivité et maîtrise de soi sont les maîtres mots.
Des palettes de bois enflammées, une colonne de fumée noire, une autre de fumée rouge sous une voiture à demi renversée, des cris, des insultes, une bande de jeunes prêts à jeter des projectiles sur quiconque approcherait, des pompiers qui tentent tant bien que mal d’éteindre le début d’incendie et de jeunes policiers en renfort pour les protéger... Bienvenue à l’école de police de Périgueux où les élèves gardiens de la paix de la 244e promotion s’exercent à intervenir sur des violences urbaines. Une situation que bon nombre d’entre eux, bientôt mutés en région parisienne, pourraient bien avoir à devoir affronter dans les semaines qui viennent.
L’exercice, réalisé pour la première fois avec les sapeurs-pompiers, vient conclure un cycle de dix mois et demi de formation pour ces jeunes gardiens de la paix. Exercice qu’ils auront préparé toute la semaine avec la partie théorique. Si les fumigènes et les bombes lacrymogènes sont réelles durant l’exercice, ce n’est pas le cas des projectiles qu’ils reçoivent, des canettes, des bouteilles d’eau et des balles de tennis. « Le but n’est pas qu’il y ait des blessés», explique le commissaire Frédéric Ménard, directeur de l’école de police, « mais d’apprendre à bien réagir en cas de situation similaire et qu’ils apprennent à travailler ensemble, puisqu’ils seront imanquablement confrontés à ça ». Comme cela l’a été pour Frédéric Ménard au cours de sa carrière.  Les émeutiers, eux, sont joués par d’autres élèves de la promotion, ravis de pouvoir se défouler un peu avant d’être jetés dans le grand bain. Coordonner son action, s’organiser, faire preuve de sang-froid et plus largement analyser rapidement la situation et faire preuve de discernement pour agir, tel est l’objectif fixé pour considérer l’exercice comme réussi. Le tout, sous l’œil avisé de plusieurs formateurs et d’autres élèves de la promotion.
Ici, il s’agit d’être le plus réaliste possible et de corriger les erreurs le cas échéant. « En France, 900 quartiers sont réputés sensibles », rappelle Frédéric Ménard.
E.C.

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