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Le Cden boycotté

Éducation

Hier plus de 120 personnes ont manifesté devant la préfecture alors que devait se tenir le Cden qui définit la nouvelle carte scolaire, le Snuipp Fsu, la Fcpe et les élus ont décidé de boycotter la séance estimant ne pas être entendus. Le quorum n’étant pas atteint le Cden n’a pas pu se tenir.
Parents d’élèves  enseignants, élus  et militants avaient bravé la météo capricieuse afin de défendre le maintien de classes et de postes.
C’était notamment le cas de David Gombert délégué des parents d’élèves de l’école maternelle de la route d’Agonac menacée de fermeture à la rentrée 2019.
« L’Inspection académique doit respecter des critères pour l’ouverture ou la fermeture de classes par secteur, et selon eux, il n’y a pas assez d’enfants sur le secteur et pourtant les deux classes maternelles sont pleines avec 39 élèves. Ils se basent sur le nombre de naissances qui aurait diminué ce qui justifierait la fermeture d’une classe en 2018. Et au-delà de ça, ils prévoient la fermeture de l’école l’année d’après malgré le nombre suffisant d’élèves dans le secteur ». Et pour que toutes les conditions soient réunies pour fermer cette école, tout le monde y met du sien, « la mairie va changer les règles de sectorisation pendant l’année et englober l’école du Toulon avec celle de la route d’Agonac ce qui fera qu’il n’y en aura pas assez pour l’ensemble et ils fermeront l’école de la route d’Agonac. Seulement il n’y a pas de possibilité d’extension de l’école du Toulon donc ils prévoient de répartir les enfants sur Clos-Chassaing ou le Gour de l’Arche. Sachant que là aussi, il y a des difficultés en termes de nombre d’enfants sur le secteur et qu’elle pourrait elle aussi fermer si le projet de réhabilitation du quartier n’est pas porteur de nouveaux élèves ». Pour les parents d’élèves, la volonté politique est de fermer toutes les petites écoles annexes de proximité pour favoriser des pôles d’éducation plus centralisés et plus importants comme le préconise l’Inspection académique.
« Je ne critique pas le principe de création de ces pôles si toutefois ils respectent le fait de ne pas surcharger les classes. Mais ces écoles annexes de quartier facilitent le quotidien des habitants en évitant des bouchons et du stress. Et dans cette école il y a vraiment de très bons résultats avec des enfants de milieux modestes qui réussissent leurs apprentissages. Donc nous comptons poursuivre notre lutte jusqu’en 2019 pour obtenir que cette école reste ouverte car la mairie a laissé entendre que les locaux seraient utilisés à autre chose ce qui veut dire qu’ils envisagent sa fermeture définitive. La directrice d’académie a fait preuve de plus de retenue en disant que s’il y avait assez d’enfants ils maintiendraient peut-être l’école. Sauf qu’ils ne veulent plus d’écoles à une classe ». Un point de vue que partage Vanessa Minebois elle aussi parent d’un enfant scolarisé à l’école de la route d’Agonac,
« nous sommes ici pour montrer que même s’il y a un compromis pour la rentrée 2018, cette situation ne nous convient pas et nous voulons qu’elle reste ouverte. Donc nous resterons mobilisés jusqu’au bout. Tout ça n’est qu’une histoire d’argent mais nous ce qui nous importe ce sont nos enfants. Et pour avoir des bases solides en primaire, il ne faut pas sacrifier les années de maternelle. Il y a dans cette école des instits et des Atsem vraiment super avec un projet pédagogique adapté qui réussi et on veut la fermer pour envoyer nos enfants dans des « usines à élèves », explique-t-elle. Martine Capot présidente départementale de la Fcpe était également très remontée, « nous ne siégerons pas à ce Cden car nous nous sentons à chaque fois, ni entendus, ni écoutés. Nous avons voté majoritairement contre les fusions et les Tap et c’est passé quand même. Donc nous avons décidé de le boycotter. Notre place de Fcpe c’est d’être aux côtés des parents devant la porte ».
Vincent Perducat et Alain Chabrillangeas les deux co-secrétaires départementaux du Snuipp Fsu ont également décidé de ne pas siéger. « Les décisions qui ont été annoncées par la directrice d’académie ne nous satisfont pas avec une carte scolaire très difficile. On fait payer le monde rural et les zones difficiles en leur supprimant des postes et le dispositif plus de maîtres que de classes pour abonder le dispositif de dédoublement des CP en zone d’éducation prioritaire. On casse donc un dispositif  existant qui avait l’assentiment de toutes les équipes, des parents et des enfants en difficulté. Six villages vont définitivement perdre leur école et de petits Rpi à trois classes vont se retrouver à deux classes de quatre niveaux. On crée donc des structures très fragiles avec des classes surchargées. à Mauzac par exemple on va se retrouver à deux classes de quatre niveaux de 26 et 27 élèves. Moins d’écoles, c’est plus de transports, plus de bus et plus de fatigue pour les élèves. Mais au-delà du service public de l’éducation nationale, à la Fsu, nous voulons défendre l’ensemble des services publics en milieu rural ».
Julien Chouet secrétaire départemental du PCF était également de la mobilisation, « nous sommes là pour les soutenir. Car comme d’habitude ce sont nos services publics qui sont touchés et les territoires ruraux deviennent de plus en plus les parents pauvres de la République. C’est une désertification organisée du monde rural par la casse du service public. Macron avait annoncé des classes de 20 élèves maximum, mais en supprimant des classes et le dispositif plus de maîtres que de classes on voit mal comment il va y arriver. Mais aujourd’hui on peut voir qu’au-delà des enseignants, les élus et les parents d’élèves se mobilisent. Au-delà des villages on voit que les villes aussi sont touchées comme à Périgueux avec l’école de la route d’Agonac mais aussi à Bergerac où l’on supprime le dispositif plus de maîtres que de classes dans des zones prioritaires avec un public sensible ».

Philippe Jolivet