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Passeur de mémoire, un travail qui ne s’arrête jamais

Les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation en Dordogne continuent inlassablement leur travail de fourmi. Dans un contexte européen marqué par une poussée des extrêmes, ses actions sont plus que jamais nécessaires.
Jamais le combat contre le racisme, l’antisémitisme ou toutes les formes d’intolérances telles que la manière dont sont traités les migrants, n’a été aussi nécessaire. En témoigne la présence de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle en France l’année dernière, mais également la montée inexorable des populismes dans les démocraties en recul d’Europe, notamment en Autriche. « Le prétexte des réfugiés ou des migrants justifie des lois ou des dispositions liberticides, replongeant nos sociétés das les arguties des années 30 où la peur de l’autre et l’affaiblissement social et culturel ouvraient la porte aux dictatures nauséabondes », constate malheureusement Norbert Pilmé, le président de l’AFMD 24, les Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation en Dordogne.
C’est dans ce contexte tendu qu’inlassablement, les bénévoles de l’association poursuivent leur long et noble tache de devoir de mémoire. Une tache qui l’an dernier a été marquée par la sixième édition du salon régional mémoire résistance et déportation, mais également par des actions de sensibilisation dans les écoles, la participation à une journée civique de formation sur l’histoire de la déportation en partenariat avec la Ligue de l’enseignement, mais également le dévoilement de mémoriaux de déportés. Le premier à la gare de Périgueux qui rend hommage aux 44 cheminots déportés de la SNCF et le second aux 19 déportés qui habitaient Trélissac. Deux autres projets de mémoriaux similaires sont dans les cartons et pourraient aboutir cette année : à Sarlat et au CFA des métiers du bâtiment. Ce ne sera là qu’une petite partie des actions que va engager l’AFMD cette année. Ses expositions vont encore tourner dans le département, notamment celle sur le retour des déportés et une nouvelle exposition devrait être acquise. Elle sera consacrée aux femmes dans la déportation, notamment à Ravensbrück. Une journée mémoire doit également être organisée à l’automne, entre deux célébrations comme par exemple les 75 ans de la création du CNR au mois de mai ou le 70e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme le 10 décembre. L’AFMD ne manque pas de travail.