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Les accompagnants d’élèves en situation de handicap veulent être considérés

Les accompagnants d’élèves en situation de handicap exigent que l’Education nationale les prennent véritablement en considération. Tant pour leur statut que pour leurs compétences ou leur rémunération.
Difficile d’être un AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) aujourd’hui en Dordogne comme ailleurs ou cela tient plus de la fonction que du métier. « Nous sommes des invisibles au sein de l’Education nationale », dénoncent les AESH réunis au sein du collectif AESH/AVS 24 qui dépend de la CGT Educ’action et qui s’est créé au mois de septembre dernier. Dans cette profession indispensable à ce que des élèves en situation de handicap puissent suivre une scolarité normale aux côtés des autres élèves, c’est la précarité qui règne en maître. Sur 619 AESH recencés en Dordogne par le rectorat de Bordeaux, seuls 60 sont en CDI, 200 sont en CDD de droit public et la très grande majorité sont des contrats aidés. Contrats fortement mis à mal par l’arrivée du nouveau gouvernement.
A cela s’ajoute un manque d’AESH pour répondre aux besoins de l’ordre d’une centaine sur le département, sans compter le manque de considération, l’absence de véritable formation, une rémunération au ras des paquerettes sans oublier une considération frisant le degré zéro. Bref, exercer comme AESH relève malheureusement plus du sacerdose qu’autre chose. Au grand dam de ces derniers, qui réclament une véritable prise en compte de leur métier.
Car un AESH a un rôle essentiel dans la vie d’un élève en situation de handicap, en tant que facilitateur des apprentissages. Il peut par exemple se charger de reformuler un cours, doit s’adapter aux handicaps, ce qui n’exclut pas de devoir apprendre le braille ou le langage des signes... Assistant l’enfant en permanence, un AESH doit être à la fois une secrétaire, une nounou et une infirmière. Et pourtant, rien ne vient en échange du côté des pouvoirs publics, en dépit d’insistances auprès des services départementaux de l’Education nationale.
« Nous demandons d’abord une titutalarisation dans l’Education nationale », explique Hélène Elouard, la porte-parole du collectif. Autre demande, celle de bénéficier d’une véritable formation, tant initiale que continue, d’avoir une reconnaissance de leurs compétences et de leur parcours professionnel et que cela se traduise sur le plan de la rémunération qui plafonne au Smic pour des temps partiels subis pour la plupart, ce que les AESH ne veulent plus. Reste à ce que ce cahier revendicatif soit pris en compte, ce qui ne semble pas être encore le cas.

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