Les dessous des Archives

Périgueux

Samedi les Archives départementales de la Dordogne, situées rue Littré à Périgueux, ouvraient leurs portes pour faire découvrir les coulisses de l’activité. Des visites guidées étaient proposées pour pouvoir se rendre dans les grandes pièces où sont stockés les documents, celles où ils sont restaurés, où se préparent les expositions et publications réalisées par l’équipe dirigée par Maïté Etchechoury, tandis que dans le hall une braderie était installée, ainsi qu’un atelier de travaux manuels sur les blasons, enluminures... 35 personnes travaillent sur ce lieu qui recense la mémoire du Périgord, depuis l’an 1000, époque des premiers documents disponibles, jusqu’à aujourd’hui. Actuellement se tient une exposition sur Mai 68 en Dordogne, qui permet de mettre en valeur le très volumineux fonds photographique provenant de Francisco Diaz, photographe de presse, et Jacques Lagrange, des milliers de clichés qui ont demandé un long travail de numérisation et de classement, permettant de retracer la vie politique, économique et sociale de Périgueux et de sa région.

Un programme cinématographique de fictions et de documentaires accompagne l’exposition sur différents lieux de l’agglomération, ainsi qu’un dossier spécial Mémoire de la Dordogne que l’on pouvait se procurer à prix très préférentiel à la braderie qui se tenait dans le hall. « C’est la première fois que nous organisons cette vente de livres et documents en même temps que les portes ouvertes » précise Maïté Etchechoury. Les publications éditées par les Archives étaient proposés à des tarifs défiant toute concurrence, et les visiteurs ne s’y sont pas trompé, chinant sur le stand pour trouver les revues ou les livres parlant de leurs domaines de prédilection.

Une douzaine de salariés du site s’étaient mobilisés pour cette opération, organisée pour la troisième année consécutive. « Le conseil international des Archives a décidé de créer la Journée internationale des Archives en 2015 » reprend Maïté Etchechoury. « Nous avons décidé de nous l’approprier. Auparavant, nous n’ouvrions nos portes que pour les Journées européennes du patrimoine, au mois de septembre. Désormais, ce sont deux occasions par an de venir visiter les Archives départementales qui sont proposées aux Périgourdins ». 

Isabelle Vitté