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La guerre à l’ambroisie est lancée

Environnement

La préfète de la Dordogne vient de signer un arrêté préfectoral de lutte contre les ambroisies. La Dordogne devient le second département de Nouvelle-Aquitaine a prendre ce type d’arrêté. Objectif, tenter de juguler la progression de cette plante particulièrement invasive et allergisante.

Urticaire, eczéma, toux, trachéite, conjonctivite, rhinite, autant de symptômes allergiques que l’on doit aux pollens d’ambroisie qui sévissent aux mois de juillet et août. Pour tenter de guérir le mal à la racine, la préfecture vient de signer un arrêté de lutte contre les ambroisies pour obliger les agriculteurs et propriétaires de terrains à les nettoyer avant la floraison.
La Dordogne a décidé de prendre le problème de la prolifération de l’ambroisie à bras-le-corps, en signant récemment un arrêté contre cette plante invasive et allergisante. Il s’agit du second département de Nouvelle-Aquitaine et le 29e en France à prendre ce type d’arrêté contre cette plante tout droit venue d’Amérique du Nord et vraissemblablement arrivée en France vers 1870 dans un lot de semences fourragères. L’ambroisie prolifère surtout dans le Nord-Ouest du département, à la frontière avec la Charente, mais également dans la Vallée de la Dordogne jusque vers Saint-Cyprien.
Si une telle mesure a été prise, c’est pour éviter de se retrouver dans la situation de la Région Rhône-Alpes où les maladies et arrêts maladie dûs aux pollens de l’ambroisie font exploser le compteur de la Sécurité sociale : 22 millions d’euros en 2016 contre 12 millions d’euros en 2012.
« Le premier enjeu de cet arrêté est un enjeu de santé publique », explique la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc. L’autre enjeu est d’ordre agricole, car particulièrement invasive, l’ambroisie peut ruiner des récoltes entières. Ce à quoi s’ajoute le côté résistant de la plante, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes pour la traiter. Chaque pied produit 7 à 20 000 graines. Des graines qui peuvent résister plus de dix ans dans le sol. « Il faut lutter contre l’ambroisie le plus en amont possible », insiste la préfète dont l’arrêté signé cette semaine a pour double vocation de créer une obligation de destruction de la plante pour les agriculteurs et propriétaires de terrains et de créer un réseau d’alerte s’appuyant notamment sur les communes et les intercommunalités.
« Nous effectuons déjà un travail de sensibilisation auprès des allergologues et des médecins généralistes par rapport aux dégâts que peut causer la plante », explique Monique Janicot, directrice de la délégation Dordogne de l’ARS, qui précise que l’administration va financer la formation des futurs référents territoriaux ambroisie. L’arrêté préfectoral permet de couvrir l’ensemble du département et donc les maires, mais il n’est pas une première en soi en Dordogne puisque dès l’an dernier, Hervé de Vilmorin, le maire de Verteillac avait été contraint d’en prendre un à l’échelle de sa commune, après que des administrés lui aient fait part de la présence d’ambroisie dans le champ d’un voisin. « Ce champ était prêt à fleurir. L’arrêté a permis de persuader ce propriétaire d’agir pour nettoyer son champ et il a broyé la plante. De toute façon, soit il le faisait lui-même, soit la commune s’en chargeait et l’intervention était à sa charge ». D’autres communes comme Coutures, ou Cherval avaient suivi cet exemple pour les mêmes raisons. « Ce secteur est très touché. C’est un véritable fléau », déplore Didier Bazinet, maire de Coutures et président de l’intercommunalité.
Si le Verteillacois est particulièrement impacté par la prolifération de l’ambroisie, c’est pour partie dû à la nature de ses cultures : le tournesol, qui en est un cousin, est particulièrement visé. La solution idéale passerait évidemment par la végétalisation des terrains par des plantes non allergisantes telles que le trèfle ou la luzerne mais ce n’est pas toujours possible pour les exploitants agricoles. L’agriculture n’est pas le seul secteur qui doit prendre garde à ne pas faire proliférer l’ambroisie puisque sont également visés les travaux, mais également le fauchage des bords de route. Le combat contre l’ambroisie est lancé, mais il risque bien d’être long. Très long.

Ewen Cousin