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Mettre un frein à la tuberculose

Alors que la Dordogne est toujours l’un des départements français les plus touchés par la tuberculose bovine, agriculteurs et services de l’Etat promeuvent les bonnes pratiques d’hygiène et de prévention des dangers sanitaires à mettre en place dans les élevages. Exemple à Saint-Rabier, sur le Gaec des trois Tilleuls.

La Dordogne a été très longtemps le premier département français touché par la tuberculose bovine avec en moyenne une trentaine de foyers par an. Parce que la prévention est toujours meilleure et moins traumatisante que le curatif, les éleveurs périgordins ont pris le taureau par les cornes pour mettre en place des mesures toutes simples de précaution.
Le Gaec des trois Tilleuls à Saint-Rabier, qui s’étend sur 130 hectares de noyers et 100 hectares de prairies, s’est spécialisé depuis 2004 dans le veau sous la mère, ce qui signifie la présence permanente sur l’élevage d’une centaine de mères, et d’une vingtaine à une trentaine de veaux. Ce qui représente presque autant de risque de contamination à la tuberculose bovine bien que la commune ne fasse pas partie de la zone à risques en Dordogne (1).
Conscientes du danger, Magali Gayerie et sa mère ont fait en sorte de protéger l’élevage de la maladie en mettant en place un protocole de bonnes pratiques d’hygiène et de prévention des dangers sanitaires, notamment en matière d’abreuvement des bovins. Pour ce faire, la ferme a la chance de pouvoir compter sur la présence d’une dizaine de mares protégées dans lesquelles est pompée l’eau qui est ensuite acheminée dans les abreuvoirs via des tuyaux enterrés. Dans ces derniers un flotteur a été installé pour éviter le gaspillage et assurer un niveau d’eau constant. De même, les petits ruisseaux traversant la propriété sont protégés par une double clôture, afin d’empêcher les bovins d’être tentés d’y déféquer, d’y boire ou tout simplement de les piétiner. Cela n’a l’air de rien, mais ces aménagements relativement simples, combinés à une obligation de nettoyage et de désinfection des abreuvoirs deux fois par an, sont assez efficaces.
De même, tout est fait pour empêcher le contact avec la faune sauvage, potentiellement porteuse de tuberculose ou un autre cheptel. L’alimentation est également protégée et les équipements utilisés dans le cadre de la Cuma (Coopérative d’utilisation de matériel agricole) tels que la bétaillère, sont systématiquement nettoyés et désinfectés après usage. « Il faut promouvoir au maximum ce type de prévention, car ça vaut mieux que le curatif, ça coûtera moins cher à tout le monde, et ça fait beaucoup moins souffrir les agriculteurs », affirme Franck Martin, chef du service de la protection animale en Dordogne.
Le département a justement été longtemps le mouton noir français en matière de tuberculose bovine avec le plus de foyers détectés, environ une trentaine par an. Un chiffre stable, mais non encore loin d’être suffisant. Voilà pourquoi les autorités sanitaires ont décidé de hausser le ton. A compter de la nouvelle campagne de prophylaxie qui débutera en novem-bre, les dépistages augmenteront pour passer de 100 000 à 140 000 par an. De même, ils seront annuels sur l’ensemble du département et sur des bêtes âgées de 18 mois contre 24 mois auparavant. Objectif affiché permettre à la France de garder son statut de zone indemne par rapport à la maladie. Il faut en effet moins de 200 foyers par an pour être considéré comme tel, ce qui permet notamment de pouvoir exporter la viande.
 
(1) En Dordogne, la zone à risque couvre plus de 300 communes, une grosse moitié nord du département, et une partie Sud entre Domme et le Lot et le Lot-et-Garonne.

En chiffres
Lors de la dernière campagne de prophylaxie menée entre novembre 2017 et mai 2018, il a été procédé à 100 000 contrôles, ce qui a permis de détecter 29 foyers. Environ 700 bovins ont réagi au test, mais 500 seulement ont été abattus. Après abattage et recherche de l’ADN de la maladie, il s’est avéré que seuls 48 étaient réellement infectés par la tuberculose bovine. Les animaux abattus étant indemnisés désormais à valeur réelle, l’an dernier l’Etat a remis aux éleveurs une enveloppe comprise entre 4 et 5 millions d’euros.