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La disparition des services publics en milieu rural inquiète les élus

Un débat inattendu est venu conclure la session budgétaire du conseil départemental hier matin, celui de l’accélération de la disparition des services publics en milieu rural.
C’est un constat qui en dit long. Le réseau des trésoreries en Dordogne est en train de se réduire comme peau de chagrin. Ce qui n’est pas sans poser un certain nombre de problèmes. Syndicats et élus ont beau tirer le signal d’alarme, rien n’y fait l’Etat continue à avancer en rouleau compresseur et à fermer les trésoreries les unes après les autres avec la régularité inquiétante d’un métronome bien huilé. « La plupart d’entre elles pourraient disparaître d’ici 2022 en vertu d’une décision irréversible », s’alarme l’élue de Saint-Astier Elisabeth Marty, pour qui il s’agit là d’un « recul et d’un affaiblissement pour les territoires ruraux ». Cette disparition progressive des services publics en milieu rural n’est certes pas nouveau, mais dans le contexte actuel, marqué par une demande de davantage de justice sociale, elle interpelle, d’autant que les premières victimes des ces disparitions sont souvent les plus modestes. « C’est de la proximité qui s’en va », regrette Germinal Peiro. « L’organisation de l’Etat pose question », avance-t-til. « Comment rendre un territoire attractif quand les services publics foutent le camp ? », s’interroge à son tour Didier Bazinet. Il est encore question de service public au moment de voter une motion relative au fonctionnement de la ligne ferroviaire Sarlat-Bordeaux via Périgueux. Les élus estiment en effet que la SNCF ne fait rien pour encourager les usagers à emprunter le train. Au contraire, tout serait fait pour les dégoûter et leur faire préférer un autre mode de déplacement. Or, cet axe présente un intérêt certain. « ça fait 25 ans qu’on se bat pour un direct Sarlat-Périgueux, mais ce n’est pas dans la culture de la SNCF », peste Jacques Auzou. « Pourtant, Périgueux, ce n’est pas rien. C’est 800 000 passagers par an. Mais visiblement il y a un désintérêt pour un territoire comme le nôtre. Il y a un refus de prendre en compte l’aménagement du territoire ». La réponse de l’Etat ne tardera pas et viendra en aparté par la voix du préfet au cours du traditionnel déjeuner de fin de session budgétaire. Pour lui, il importe peu à l’usager de savoir qui de l’Etat ou des collectivités locales assure la couverture d’un service public, l’important est qu’il existe. Sourire désaprobateur des élus, ce n’est pas sans conséquences sur les finances locales, assez mises à mal ces derniers temps.
Le budget voté
Et finalement, le vote du budget, qui s’est soldé par une classique opposition droite/gauche, n’est qu’un résumé de cette inquiétude pour les services publics. Pour l’élu communiste Jacques Auzou en effet, ce budget reflète bien la volonté du Département de « rester un outil de solidarité pour les populations les plus fragiles, au-delà de ses compétences, que ce soit avec l’aide aux associations, la culture, le sport ». Un point de vue bien évidemment pas partagé par l’élu de droite Thierry Boidé pour qui la majorité « ne maîtrise pas la dépense publique ». Traduction, il faut couper là où l’on peut et se concentrer sur les strictes compétences de la collectivité, et donc, grapiller sur les aides aux communes, aux associations, etc. Un point de vue peu ou prou partagé par l’autre tête de l’opposition Dominique Bousquet, qui prévient qu’il « ne faudrait pas que la communication devienne une méthode de gestion ». Il faisait bien évidemment allusion à la déviation de Beynac, ce qui a permis à Germinal Peiro de remettre dix balles dans la machine pour expliquer que les travaux d’aménagements de la traverse posaient problème lorsque des autocars croisent des camions et qu’il ne faudrait pas que s’y produise un nouveau Puisseguin. Cela n’a pas empêché le budget d’être adopté par 38 voix pour contre 12 voix.