Fil info
11:03Brive-la-Gaillarde : L’élevage en force en centre-ville -> https://t.co/GWN2M6B5q4
10:55Tulle : La Libération en héritage -> https://t.co/8pGzaLzZ90
09:39📝 [À lire dans ] « Cyril Chauquet ne noie pas le poisson » ⏰ Rdv… https://t.co/cqovk1bTsI
08:20Abjat-sur-Bandiat : Jérôme Lavrilleux : "le Périgord Vert sera le cœur du tourisme de la Dordogne" -> https://t.co/qOEpzKzwIZ
07:28# # - : Des quartiers de la ville au musée -> https://t.co/oX3qh5E3XE
07:25# # - -Vienne : Saint-Léonard à l’heure médiévale... et limousine -> https://t.co/tgAvQwQ8fk
07:24Région : Eymoutiers: un salon du livre original -> https://t.co/HtQfU1N63w
07:21Région : Pacs naturels:Le « Grand Pique-Nique » revient fin août et à la rentrée -> https://t.co/qfcCR8D1rQ
21:32Bergerac : En décidant d'un hommage durable aux Justes, la maire Daniel Guarrigue met les points sur les "i" -> https://t.co/l7qk57TWJA
21:09Peyrignac : Un beau projet d’AMAP à Peyrignac -> https://t.co/s5Szc2YIjW
20:52Châteauroux : Une danse pour intégrer la 3e année du NID ballet junior -> https://t.co/XQ7infn1xi
19:58Châteauroux : Réunion du Petit-Valençay : du public malgré la pluie -> https://t.co/jQQ0vWmBFM
19:53France : Réunion du Petit-Valençay : du public malgré la pluie -> https://t.co/hRF78l7L2M
19:42Lamothe-Montravel : Une grande fête pour le bonheur de mener des combats communs -> https://t.co/ZoyvPWRGmD
19:12La Châtre : Les « Arts en fête » expose cinq artistes -> https://t.co/LfVI79S5pF
19:09Valençay : Commémoration du tragique 16 août 1944 -> https://t.co/xHOmgJf1hG
19:09Périgueux : La ville peinte sous tous les angles -> https://t.co/3Q8IWDnJvy
18:17Nailhac : De nouvelles intronisations à la Confrérie de la noix -> https://t.co/Yj3zOBW3Vi
18:12Journiac : Univerland : un nouveau concept de jeux -> https://t.co/frSlUoGKr9
16:06Périgueux : Il fait payer son mal-être aux policiers -> https://t.co/Q60pJL3nVN

La réforme Blanquer se met en place

Éducation

Jeudi le recteur d’académie Olivier Dugrip était en Dordogne afin de rencontrer les chefs d’établissements dans le cadre de la réforme du lycée. Une mise en place qui, selon lui et l’Inspecteur d’académie Jacques Caillaut, se déroule sans accroc pour les élèves.
Cette réunion avait pour but de faire le point sur la mise en place de la fameuse réforme Blanquer.
Une réforme, « ambitieuse pour notre système éducatif qui se traduit par la suppression des séries de la générale (L, ES et S) et une organisation pédagogique des enseignements », explique Olivier Dugrip recteur de l’académie de Bordeaux. L’enseignement au lycée se composera d’un tronc commun de 16 h de cours auquel s’ajoutent des spécialités pour une durée de 12 h, « choisies par les élèves et leurs familles », précise Olivier Dugrip, « ils doivent en choisir trois de quatre heures pour construire leur parcours. Dans l’académie et en Dordogne, nous avons fait le choix d’offrir le maximum d’enseignements pour que même dans les lycées les plus petits et ruraux, les élèves puissent construire leur parcours en toute liberté. Ainsi sur les 10 lycées que compte la Dordogne tous offrent au minimum sept spécialités, huit d’entre eux en proposent au minimum neuf et Sarlat et Bertran de Born offrent les onze spécialités possibles au plan national. Même le lycée d’Excideuil qui ne compte que 70 élèves en seconde offre 7 spécialités ce qui traduit bien l’attention portée au service public éducatif sur les territoires ruraux et à l’offre de formation ».
Et selon le recteur les élèves seraient loin d’être perdus, « nous avons vu ce matin que les élèves se sont saisis de cette liberté qui leur est donnée et il y a une très grande hétérogénéité dans les combinaisons possibles puisqu’il est fréquent d’avoir plus de 50 combinaisons différentes par établissement avec une majorité de choix sur les matières scientifiques, math, sciences de la vie et de la terre et physique chimie, mais aussi histoire géographie, et des nouvelles spécialités comme géographie politique ou sciences politiques, sciences économiques et sociales ou encore le nouvel enseignement : « numérique et sciences informatiques » qui est ouvert dans neuf lycées de Dordogne (seul Excideuil ne propose pas cette spécialité) qui suscite beaucoup d’intérêt chez les jeunes. Et sur cette dernière spécialité nous sommes bien au-delà de la moyenne nationale puisque 89 % des lycées de Nouvelle-Aquitaine la proposent contre 53 % au plan national ».
Les élèves de seconde avaient donc à exprimer quatre choix avant le conseil de classe du second trimestre. « Nous venons donc de connaître leurs choix et à partir de là nous allons engager un dialogue entre les équipes pédagogiques, les proviseurs et les familles pour qu’au troisième trimestre les élèves arrivent à trois choix de spécialités pour l’an prochain lorsqu’ils entreront en 1ère. ça se passe plutôt bien, les élèves et leurs familles ont compris la nouvelle logique et se saisissent de la liberté qui leur est donnée de construire leur parcours ».
Les élèves ont donc un trimestre pour finaliser ce parcours et éliminer une des spécialités de leur choix. « Le premier travail qui est fait avec les équipes pédagogiques et les familles est d’ordre pédagogique. Il faut tout d’abord voir si les choix des élèves sont conformes avec leurs résultats puisque le but est la réussite au bac et la poursuite d’études supérieures. Il faut aussi examiner si leurs souhaits sont conformes avec leur projet de poursuite d’études. Qu’elles soient littéraires, scientifiques ou dans les sciences humaines. Et enfin, il faudra réguler en fonction de l’offre d’enseignements de l’établissement. Mais à première vue il y a très peu de demandes qui n’entrent pas dans le cadre pédagogique de l’établissement. Et quand bien même, nous travaillons en réseau donc on peut proposer à un élève de suivre une spécialité dans un lycée voisin. Par exemple un élève de Bertran de Born qui voudrait faire de l'ingénierie pourrait suivre cet enseignement au lycée Albert Claveille. Mais bien entendu cela implique que les deux lycées soient proches géographiquement. Sinon il est prévu la création d’une commission départementale d’affectation qui sera dirigée par l’Inspecteur d’académie et qui tranchera. Il fera par exemple en sorte d’accompagner un élève de Nontron qui voudrait faire option cinéma qui existe à Sarlat. Dans le cas où il y aurait vraiment un problème, l’élève pourrait suivre l’enseignement par correspondance et avec le CNED gratuitement puisque dans cette hypothèse, les frais d’inscription seraient pris en charge par nos soins. Mais ce cas de figure devrait rester très limité », précise Olivier Dugrip qui maintient, malgré le scepticisme des organisations syndicales, que tout a été mis en œuvre pour que personne ne reste au bord de la route. « Depuis le mois de janvier, les familles ont été informées et il y a sur le site de l’Académie une carte interactive avec toutes les spécialités qui sont proposées dans chaque établissement ».
Et l’Inspecteur d’Académie Jacques Caillaut de préciser que dans ce travail d’affinage du choix des spécialités, « d’autres enseignements qui sont peut-être moins sous le feu des projecteurs ont été reconsidérés par les familles dans le cadre du parcours d’études supérieures donc au bout du compte on a moins de choix de l’ordre de l’affectif ». Et pour Olivier Dugrip, « je pense qu’il faut rester dans le concret. A Ribérac par exemple, il y a 170 élèves en seconde et nous avons ouvert neuf spécialités. La proviseur nous expliquait ce matin qu’il y avait 32 combinaisons différentes c’est donc une grande richesse. C’est un enseignement à la carte, individualisé avec des parcours très personnalisés qui prennent en compte leurs centres d’intérêts et leurs projets de poursuite d’étude. Et d’ici la fin de l’année nous allons mettre en adéquation les choix des familles avec les contraintes d’organisation de l’établissement même si pour l’instant aucun problème ne remonte. Et les choix de régulations se feront conjointement entre élèves et professeurs ».
Afin de prendre en compte les nouvelles spécialités proposés, Olivier Dugrip précise, « un important plan de formation a été mis en œuvre dans toute l’académie. Nous avons lancé un appel à la bonne volonté des professeurs pour la spécialité « numérique et sciences informatiques » par exemple et les volontaires vont partir pour quatre semaines de formation assurées par des professeurs de Bordeaux ».Et concernant les inquiétudes sur des bacs locaux n’ayant pas la même valeur partout en raison du contrôle continu, Olivier Dugrip se veut rassurant. « Les modalités techniques de contrôle garantissent l’égalité de traitement des élèves avec une banque nationale de sujets qui sont les mêmes pour tout le monde, des copies anonymes et des corrections faites par des professeurs extérieurs à l’établissement ».

Philippe Jolivet

Air Jordan XX9 29 Shoes