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Promenade printanière à Beynac

Société

Hier, une centaine de personnes ont participé à une « balade » dans Beynac, organisée par l’association pro contournement « J’aime Beynac et sa Vallée », qui se défend d’avoir organisé une « manifestation », ce dont l’accuse la Sepanso.
Contrairement à ce qu’affirme la SEPANSO, ce n’est pas une manifestation et nous n’avions pas à en demander l’autorisation…, c’est juste une marche à laquelle nous avons convié,  via les réseaux sociaux,  les adhérents de J’aime Beynac et sa vallée ». Ainsi s’exprime Manu Peiro un des porte- parole de l’association qui est depuis le début favorable à la déviation de Beynac. Une balade, sous un beau soleil printanier qui a amené la centaine de marcheurs de la place d’Alsace,  au cœur du village avec un petit détour aux abords du chantier au pont de Vézac.  Cette déviation qui a fait et fera encore, n’en doutons pas  couler beaucoup d’encre, est pour l’heure au point mort suite à  l’arrêté du tribunal administratif de Bordeaux qui a annulé le 9 avril l’autorisation préfectorale des travaux. Si les « Pro  déviation » avaient choisi  un dimanche, « c’est simplement parce que ce jour-là le village respire … le trafic est calme il n’y a aucun camion ». Ils regrettent par ailleurs que les opposants  aient polémiqué par rapport à cette promenade printanière, bien calme au demeurant, mais suivie cependant de très loin par la gendarmerie. « S’il n’y avait pas eu cette polémique on aurait été beaucoup plus nombreux », estiment certains membres de l’association  pour qui le combat n’est pas terminé « rien n’est complètement bloqué, on est toujours confiants, on reste
mobilisé ».  Si actuellement le chantier est au point mort le tribunal administratif a cependant demandé la remise en état des lieux et ce sans astreinte…le feuilleton Beynac n’est pas près de se terminer.
Les opposants de Sauvons la Vallée de la Dordogne et de la Sepanso, dans un tract commun, ont dénoncé cette initiative, « La « promenade » organisée ce dimanche par l’association « J’aime Beynac et sa vallée », créée par des proches de Germinal Peiro n’est autre qu’une manifestation organisée sans autorisation préfectorale visant à contester la justice française en divisant les Beynacois. La juridiction du fond, comme la plus haute juridiction administrative française, ont en effet toutes deux jugé que le projet routier ne répondait pas à une « raison impérative d’intérêt public majeur ». Ce point mis en avant par les opposants dès le début du projet démontre, une fois encore, qu’il aurait été plus sage d’accepter un moratoire d’un an, réclamé par le CGEDD, plutôt que de se lancer dans un chantier aux bases juridiques incertaines. Même en cas d’appel du Département, le tribunal administratif de Bordeaux a ordonné la démolition des constructions déjà réalisées et la remise en état des lieux. Contrairement à ce qu’avance Germinal Peiro, le chantier est très peu avancé. Cette remise en état a inévitablement un coût mais il est sans comparaison avec ce qu’impliquerait une reprise et poursuite du chantier.  Elle permettra de faire économiser des dizaines de millions d’euros aux contribuables périgourdins qui pourront être bien plus opportunément utilisés pour réhabiliter les routes endommagées du département. Les associations SEPANSO 24 et ASVD veilleront au respect et à l'application des décisions de justice, et sont prêtes à travailler, en concertation avec les services de l’Etat, à l’élaboration de solutions adéquates permettant un développement mesuré et ordonné de la rive gauche de la Dordogne, entre le Pech et Vezac ».
P.P. et P.J.