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Municipales : la gestion de l'eau va-t'elle s'inviter au menu ?

Périgord Noir

« Savez-vous combien coûte réellement la baguette de pain que vous achetez à votre boulanger ? » Non… c’est le prix auquel il la vend que vous connaissez. Que les choses soient claires, Mathieu Raymond n’a rien contre la profession. Le directeur de la régie publique des eaux de la Dordogne (RDE 24) illustre simplement la première question que les collectivités périgourdines se posent quand elles confient la gestion de l’eau à une entreprise du secteur privé – comme Véolia, Agur, la SAUR… : quels coûts justifient le montant des factures d’eau de leurs administrés ? En Dordogne, 92 % de la population a l’eau potable via des entités privées. Or, par principe, ces dernières perçoivent les sommes acquittées par les abonnés, puis, selon les termes du contrat qui les lie à la collectivité compétente -commune, syndicat des eaux- leur reversent une quote-part. Les élus peuvent toutefois procéder autrement, en choisissant que les abonnés paient leurs factures… à la collectivité. Dans cette hypothèse, les élus possèdent tous les éléments qui font le prix de l’eau sur leur territoire (l’un est fonction de l’autre) : les colonnes des recettes et des débits, ils les ont sous les yeux. « La transparence financière est un motif pour opter pour une gestion publique». Ce n’est pas le seul, cependant.

Excédents contre bénéfices

« Chez RDE 24, on cherche à équilibrer un budget. A la place de bénéfices, on a des excédents. Ils servent à payer les travaux d’entretien du réseau, au lieu de rémunérer des actionnaires ». L’adhésion à cette logique économique alternative constitue un 2e motif susceptible de faire pencher les élus pour une contractualisation avec la régie départementale publique plutôt qu’avec un prestataire privé. « L’objectif de RDE 24, c’est l’efficience ». Et Mathieu Raymond de citer l’exemple de la commune du Bugue, qui a, le 1er janvier 2017, troqué une gestion de l’eau via sa régie municipale (voir plus loin) pour la confier à RDE 24. « A cette date, le rendement du réseau y était de 48 %. Cette année, il est de 72 % ». Ce ratio mesure le volume d’eau réellement acheminé. Dans le cas du Bugue, 72 litres sur 100 le sont désormais, contre 48 il y a 2 ans et demi. Pour le dire simplement, c’est que RDE 24 a colmaté les fuites des tuyaux : leur entretien est capital et c’est précisément sa mission de prestataire. Il en assume aussi le coût si et seulement si la «compétence eau » lui a été entièrement transférée. Pour se faire une idée des sommes d’argent en jeu, Mathieu Raymond rappelle le prix moyen de la réfection du kilomètre de réseau : 100 000 euros.

Renverser la tradition

« RDE 24 pèse 6,8% d’abonnés en Dordogne, soit 14 000 foyers, équivalant à 25 à 30 000 habitants». Sachant que la régie départementale est un nouveau-né : son syndicat mixte (1) a été créé le 1er janvier 2017 « pour avoir un service public et la maîtrise comptable du réseau ». C’est qu’« historiquement, en Dordogne, il y a beaucoup d’eau dans beaucoup de communes ». Aussi, « les communes ont formé des petits syndicats » ou bien fait appel aux poids-lourds du secteur privé, ou bien encore elles ont compté exclusivement sur elles-mêmes, via des régies municipales. Tout naturellement. « La question du choix de la régie ne se posait même pas». Jusqu’à ce que « les élus constatent, au quotidien, qu’il était difficile d’obtenir les données des prestataires privés ». Les fameux éléments qui servent à élaborer le prix de l’eau. Aussi, pour démarcher les collectivités, RDE24 « a d’abord ciblé celles qui fonctionnent en régie municipale, utilisant par exemple le personnel communal pour réparer les fuites sur le réseau ». RDE 24 a donc privilégié la mise en valeur de sa compétence technique. A prix compétitif, pointe Mathieu Raymond. « Pour gagner de nouveaux adhérents, RDE 24 a mis en avant sa grille tarifaire : de 110 à 240 euros hors taxes pour une consommation de 120m3, contre les 242 euros HT moyens d’un prestataire privé » (2). Après moins de 3 ans d’existence, la régie publique départementale de l’eau peut se prévaloir de la réalisation d’ « un million d’euros annuel de travaux effectués sur les canalisations » (3). C’est la preuve qu’elle « réussit à réaliser des investissements dont les collectivités n’ont pas les moyens, à améliorer le service rendu à un moindre coût ».

L’eau, un enjeu des municipales 2020 ?

« J’attends de savoir si l’enjeu de l’eau potable sera évoqué aux municipales 2020… ». A entendre Mathieu Raymond, il reviendrait aux candidats à la gouvernance des cités de mettre le sujet sur la table car les abonnés le méconnaissent, voire l’ignorent. La période caniculaire pourrait d’ailleurs être une opportunité au service de la pédagogie. « En général, les candidats s’engagent à commander des audits pour comparer les propositions des prestataires… ». Pas de quoi, une fois aux commandes, être obligés à quoi que ce soit de concret.

« Pourtant, la qualité de l’eau est un enjeu de santé publique et le réseau doit fonctionner 24h/24 ». Le défaut d’information n’expliquerait pas tout. Le directeur de RDE 24 parie que « la peur les empêche de choisir ». En effet, si, en cas d’incident sanitaire, l’exploitant est responsable, c’est auprès des élus que la population va aller se plaindre.

 

Fabienne Ausserre

 

(1) syndicat mixte des eaux de la Dordogne- SME24 ; il est présidé par Marc Mattera.

(2) pour exemple, la fraîche conquête de Campagne, près du Bugue. Campagne et ses 220 abonnés qui pèsent 60 000 € au budget municipal annuel.

(3) et le rythme ne faiblit pas : à la moitié de cette année 2019, RDE 24 totalise 900 000 € d’investissement.