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Souffrance au travail à John Bost, les personnels en grève

Social

A l’appel du syndicat CGT de l’association, une cinquantaine de salariés de la Fondation John Bost ont débrayé ce jeudi durant deux heures afin de dénoncer la souffrance au travail.

Arrêtes maladie à répétition, non remplacement des personnels, un management de mise sous pression, le tout sur une toile de fond de sous-effectifs dénoncés depuis maintenant plus de dix ans... Les personnels de la Fondation John Bost n’en peuvent plus. « La souffrance au travail dans notre institution et bel et bien réelle », déplore Marie-Thérèse Thomas, déléguée centrale Cgt de la structure, « aujourd’hui je travaille dans une tout autre Fondation que celle dans laquelle je suis arrivée il ya maintenant vingt-sept ans ». Ce jeudi, à l’appel du syndicat, une cinquantaine de personnels a ainsi décidé de dire stop à leur direction en respectant deux heures de grève.

« L’aspect humain s’échappe de notre institution », Marie-Thérès Thomas, CGT

Avec banderolles et bruit de casseroles, tous les grévistes ont défilé dans l’institution. « Depuis plusieurs années nous alertons notre direction de cette situation préoccupante tant pour les personnels que pour les résidents, aujourd’hui il faut qu’elle entende notre mal-être », indique une salariée. Cette dernière dénonce clairement le système choisi par les dirigeants de l’association : « Nos directeurs ne connaissent pas grand chose de la base de notre métier, ils arrivent avec des masters, parlent de démarche qualité, ce sont plus des gestionnaires que des humanistes. Or quand on travaille dans l’humain et qu’on nous parle de rentabilité, ça devient dramatique ». Faire plus, mieux, avec moins de moyens n’est pas sans conséquence sur l’ensemble des équipes. « On parle de résidents pas de clients », lâche un autre, « ils ont des pathologies que nous devons prendre en compte. Malheureusement, quand un collègue est absent, qu’on le remplace, qu’on cumule des heures, on arrive à être à bout et on rentre chez soi pas toujours fier de notre travail qu’on a pas réussi à faire comme il aurait dû l’être ». Ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres, service médical... nul n’est épargné par les pratiques de l’institution. Un simple exemple parlant en cette période de vacances : un seul psychiatre  est actuellement présent sur la Fondation. Durant trois semaines, ce dernier, mobilisé vingt-quatre heures sur vingt-quatre, a à gérer plus de sept cents patients. « Notre direction doit prendre en compte cette souffrance au travail et retrouver les valeurs humanistes qui ont été mise en œuvre à la fondation, qui ont fait son histoire et sa reconnaissance », poursuit la déléguée syndicale, « il est urgent de remettre l’humain au cœur des préoccupations pour retrouver des conditions de travail décentes afin de pouvoir prendre en charge, soigner et accompagner toutes les personnes vulénarables qui nous sont confiées ». Marie-Thérèse Thomas l’assure : « La CGT ne se résoudra jamais à considérer le patient comme un symptôme, et les personnels comme des machines à ne pas penser ».

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