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La justice à la barre de la SNCM

Redressement. Un service public et plus de 2000 emplois sont en jeu. Une nouvelle page de l’histoirede la compagnie maritime s’ouvre aujourd’hui au tribunal de commerce de Marseille.

Le tribunal de commerce doit se pencher dès 16h sur l’épais dossier de la Société nationale Corse Méditerranée. Olivier Dhiel président du directoire de la compagnie maritime a saisi le tribunal la semaine dernière en vue d’un dépôt de bilan, après que Jean-Marc Janaillac, le PDG du groupe Transdev ait réclamé le remboursement anticipé de 117 millions d’euros de ses prêts d’actionnaire. Une première audience où, la requête jugée recevable, devront être nommé un juge enquêteur et déterminée la durée de la période d’observation au terme de laquelle la SNCM sera fixée sur la voie tracée du redressement judiciaire ou de la liquidation. Né en 1969 de la fusion de la Compagnie Générale Transatlantique avec la Compagnie Mixte de Navigation, l’histoire de la SNCM n’a rien d’un long fleuve tranquille. Ce fleuron de la flotte française, qui a évité plus d’un écueil économique, essuyé bien des orages techniques, et s’est organisé pour franchir à moindre dégâts les caps d’une concurrence européenne déloyale, survivra-t-il au dernier récif, aussi dangereux qu’artificiel, dressé sur sa route par ses propres actionnaires ? Car depuis sa privatisation en 2006 par le gouvernement Villepin, et dont les conditions de mise en oeuvre sont clairement épinglées par le rapport de la commission d’enquête, tous les moyens ont été convoqués par les actionnaires État, Transdev et Veolia pour une mise à sac de ce service public où l’intérêt général en perd son latin.

En 2006 le fond de pension américain Butler Capital Partners entre au capital de la compagnie et, sans aucun investissement dans la société, se retire trois ans plus tard en empochant 62 millions d’euros. Après des années de gestion chaotique, en 2011, l’ex-DG d’Air Littoral, Marc Dufour, prend la tête de la compagnie et propose un plan de restructuration. Le plan « Changeons » de retour à l’équilibre, validé par tous les actionnaires, prévoit une solution de continuité avec le renouvellement de la flotte en contrepartie d’une suppression de 500 postes sans départs contraints. Mais dès 2013, pleuvent les condamnations par la commission européenne, sur des plaintes du concurrent low-cost Corsica Ferries qui use également de 180 millions d’euros d’aides au passager dévoyée en aide au transporteur, au remboursement de deux fois 220 millions d’euros d’aides d’État jugées indûment perçues. Il faudra une grève de 8 jours en janvier 2014 pour que le ministre des Transports Frédéric Cuvillier assure les personnels de l’élaboration d’un décret anti-dumping social « avec les mêmes règles pour tous » et engage des recours contre les contentieux européens. Le 31 mars une lettre vient confirmer ces promesses. Le ministre y réaffirme la commande de 4 navires neufs à propulsion à gaz, économiques et écologiques, conformément à la volonté de l’État de s’inscrire dans la transition énergétique.

Un sale plan

Autant de sages intentions jetées par dessus bord, dès le conseil de surveillance de mai 2013. Marc Dufour est débarqué, son plan avec lui. Transdev, ne fait pas mystère de vouloir se débarrasser de cette société peu lucrative impose, avec l’aval de l’État, une passe d’armes avec Olivier Dhiel. Le nouveau directeur change radicalement de cap en misant sur un plan « Posséidon » qui amaigrit la compagnie de moitié, réduit le périmètre d’activité et fait l’impasse sur tout investissement dans la flotte. Dans sa folle foulée, Transdev met le feu aux poudres avec l’annonce d’une procédure collective au tribunal de commerce afin, selon lui, d’éviter que le coup de sabre des condamnations de Bruxelles. Les syndicats CGT et CFE-CGC réagissent avec une grève en juillet qui débouche sur un moratoire. Au terme duquel aucun des points du relevé de décision n’a été étudié par les actionnaires, vouant par avance la mission du médiateur à l’échec. Rien ne garantit plus dans ces conditions, la transmissibilité de la DSP pour la desserte de la Corse. C’est donc bien à une mise sous protection contre les intentions néfastes de ses actionnaires à laquelle doit s’arrimer le tribunal de commerce.

Myriam Guillaume


Ensemble pour la compagnie

C’est l’histoire d’une tentative de sabordage par des actionnaires décidés à faire fructifier leur « fric » ailleurs. Mais ce n’est surtout pas l’histoire d’un naufrage irrémédiable. Car à la SNCM, rien n’est encore joué. Surtout pas la rédaction de son acte de décès. Dans ces pages que nous lui consacrons, les propositions syndicales comme les paroles de marins témoignent qu’un autre cap est possible que celui de la mise à mort de l’une des plus belles et utiles entreprises de Provence. Des pistes sont lancées, des propositions étoffées, des cohérences économiques et territoriales organisées, des réponses sociales apportées. Les salariés font la preuve que la SNCM peut vivre. Doit vivre. Reste une exigence, la plus importante : la volonté politique. Face à la concurrence déloyale et encouragée du privé, il est de l’absolue responsabilité des pouvoirs publics et du gouvernement de choisir le camp de l’intérêt général. Jusqu’à présent, c’est le chemin inverse que l’équipe de Manuel Valls a suivi. Au lieu de prendre parti pour les missions de service public, elle accompagne la stratégie destructrice de Veolia. Tout ne se joue donc pas dans les procédures judiciaires. L’essentiel s’élabore dans la construction d’un rapport de forces, ici et maintenant, en faveur du renouveau de la SNCM. Collectivités, responsables économiques, syndicats, partis, citoyens, chacun doit apporter sa pierre à la plus large des convergences pour atteindre cet objectif. L’heure n’est plus aux discours, même généreux. Elle est à l’action collective.

Christian Digne


  • Tous mobilisés

dès 15h30 sur le parvis du palais de justice de Marseille pour manifester notre solidarité avec le combat exemplaire que mènent marins, sédentaires et officiers pour la défense de l’emploi, du service public et de l’économie des régions Corse et Paca.

  • 1976

Naissance officielle de la SNCM. Une convention est signée entre la compagnie et l’État pour assurer la continuité territoriale entre la Corse et le continent.

  • 2006

C’est l’année où Veolia fait son entrée au capital à hauteur de 28% au côté du français Butler Capital Partners (38%). L’État garde 25% et les salariés 9%. Suppression de 400 postes.

  • 2013

L’Assemblée de Corse renouvelle à la SNCM la délégation de service public pour les liaisons entre l’île et Marseille. Bruxelles exige le remboursement de 440 millions d’euros d’aides d’État.

 

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