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« Je n’ai jamais manifesté, mais là ... »

Reportage. Presque impossible de chiffrer la mobilisation citoyenne lors de la marche de Paris. Parmi eux, un grand nombre manifestait pour la première fois.

«Je suis Charlie, juif, policier», «Liberté, égalité, dessinez, écrivez», «Je suis musulman mais pas terroriste»... Ceux qui ont participé hier à la manifestation, dont l’ampleur était «sans précédent» à Paris, ont conjuré la peur du terrorisme.

Policiers applaudis au pays du célèbre «CRS, SS», chefs d’État qui se mêlent brièvement aux citoyens anonymes, scènes de convivialité dans les métros bondés... la manifestation, qui n’était toujours pas terminée à 20h00, cinq heures après son départ, n’a ressemblé à aucune autre.

Not afraid

En début de soirée, la place de la Nation, point d’arrivée des manifestants, était toujours remplie de manifestants, et nombre d’entre eux étaient juchés sur la statue qui trône en son centre. Des lettres lumineuses, qui mercredi soir affichaient «not afraid» (en français «pas peur»), forment le mot «solidarité », repris en choeur par la foule.

«Oh la vache», s’exclame une jeune femme qui, soulevée par deux hommes, découvre la foule à perte de vue arrivant des quatre coins de Paris.
Combien étaient-ils? Impossible de compter un rassemblement «sans précédent», répondent les autorités.

Qui étaient-ils? Des familles d’abord. Emmanuelle, 44 ans, est venue avec sa mère Suzanne, 76 ans, et ses enfants pour «leur montrer l’importance de la démocratie, qu’ils n’aient pas peur». «Moi, je suis venue par fraternité: il y a des gens dans notre pays qui ne se sentent pas Français, on a une responsabilité collective. Et je ne veux pas laisser n’importe quel pays à mes enfants et mes petits-enfants», ajoute Suzanne.

Chacun transforme sa propre identité en manifeste pour la tolérance alors qu’un Français sur quatre affiche des origines étrangères: «Je suis marocaine, musulmane, née en France, chez les bonnes soeurs en plus, syndicaliste CGT. J’ai habité en France toute ma vie. C’est le cas de beaucoup de personnes, il faut le montrer. Je suis la France. Vive la liberté!», proclame ainsi Myriam, la quarantaine, en route avec son compagnon français.

«Nous sommes tous des policiers», «Nous sommes tous Hyper cacher »...: la foule s’est massée dès midi place de la République, épicentre de la douleur, de l’émotion, de la peur, de la colère et de l’espoir depuis mercredi et le début de la série des trois attentats qui ont mis la France et le monde en émoi.

Le bonheur du machiniste du métro

A 15h25, boulevard Voltaire, la police demande à des riverains de rentrer chez eux alors que deux têtes de cortège viennent de donner le départ de cette «marche républicaine » inédite dans l’histoire des démocraties.

La cause: les familles des victimes précédant une cinquantaine de chefs d’État, dont François Hollande, bras dessus bras dessous avec le président malien Ibrahim Boubacar Keïta et la chancelière allemande Angela Merkel, entre l’Israélien Benjamin Netanyahu et le Palestinien Mahmoud Abbas. Minute de silence, photos, et les dirigeants étrangers quittent le cortège.

Les pleurs et la peur, la colère et l’humour, les tensions derrière l’unanimisme... Des sentiments partagés traversent une des plus grosses manifestations de l’histoire de France, avec celle de la Libération de Paris en 1944 ou la liesse populaire après la victoire de l’équipe de France au Mondial en 1998.

«Je suis Charlie, mais derrière Viktor Orban, Ali Bongo, Benjamin Netanyahu, je suis un Charlot. Des nouvelles de Poutine?», proclame sur une pancarte Vincent, cadre territorial venu de Mantes-la-Jolie en banlieue parisienne, dans une allusion au carré des chefs d’État.

«Je n’ai jamais manifesté, mais là...»: un nombre considérable de citoyens ordinaires commencent par cette phrase leur témoignage aux journalistes. Parmi eux, beaucoup de familles avec des enfants.

L’émotion s’engouffre même ce dimanche pas comme les autres dans les couloirs du métro parisien dans les couloirs du métro parisien, théâtre habituel du repli sur soi et de l’indifférence : «Je suis vraiment heureux de travailler aujourd’hui et de vous emmener à la manifestation républicaine», lance le machiniste d’un train sur la ligne 8 qui suit en partie le tracé du cortège. Dans la rame bondée, les passagers applaudissent.


Charlie, liberté, République

Scandé, reproduit sur des pancartes, autocollants ou encore tshirts, «je suis Charlie» a été le mot d’ordre de la marche républicaine, entouré de reproductions de unes de l’hebdomadaire satirique, drapeaux, et autres déclarations d’amour à la liberté. 

en plusieurs langues, en noir et blanc ou sur un coeur rouge, ou même sur une reproduction de la Une du journal l’Aurore avec le célèbre «J’accuse» de Zola, «Je suis Charlie» était omniprésent dimanche, devenu le symbole de la lutte contre le terrorisme et pour la liberté.

«Informer tue - soutien à Charlie Hebdo et aux victimes», «Je suis Charlie même pas peur», «J’essuie les larmes de Charlie», pouvait-on lire, aux côtés de photos des victimes. Dans l’interminable cortège, résonnent des cris répétés de «Charlie » suivis de trois applaudissements rythmés.

«Charlie berté, partout sur la planète », «Paris stand up for freedom» (en français «Paris se lève pour la liberté», ndlr), «faites l’humour pas la guerre», ont scandé les manifestants, perdus sous une marée de pancartes et crayons brandis ou plantés dans les chapeaux.

Non loin, les pancartes affichent la «Liberté de penser, liberté de croire, liberté de vivre, liberté de rire», ou encore «Je suis flic, je suis juif, je suis la République», «La liberté se moque des trous de balle».

La Marseillaise a elle aussi trouvé sa place, chantée et suivie d’applaudissements nourris.

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