Mémorial du Faron : l’histoire plutôt que les « mythes »

TOULON

Déplacement hier du président
de la République, François Hollande, à Toulon pour l’inauguration du nouveau musée du Débarquement et de la Libération de la Provence.
Pas peu fière, l’équipe qui a accouché du projet en dix-huit mois. Que ce soient ceux qui ont pondu la muséographie et la scénographie ou ceux du conseil scientifique, présidé par l’historien Jean-Marie Guillon, professeur émérite de l’Université
d’Aix-Marseille. Ici 600 m² de surface sur un site historique avec vue plongeante sur la rade de Toulon. « L’objectif était de trouver un équilibre des mémoires », explique Muriel Gillot, commissaire de l’exposition.
Celles de l’Afrique noire, de l’Afrique du Nord, de la France libre, des Antilles, du Pacifique. Honneur aux Alliés aussi, à la Résistance. « Le monde était présent ici, et le souvenir de leur courage et de leur sacrifice crée entre la France et les pays d’Afrique un indissoluble lien, une créance de sang », rappelle François Hollande pour l’inauguration du mémorial du mont Faron. Créé par de Gaulle en 1964, ce dernier « est devenu le mémorial du Débarquement et de la Libération
de la Provence ». Lieu de mémoire de tous les libérateurs.
« L’idée de la rénovation était partie d’une exposition à bord du Charles-de-Gaulle pour le 70ème anniversaire du Débarquement », se souvient le conservateur des archives de la Défense.
Raconter l’histoire du débarquement sur les côtes varoises jusqu’à la libération de Marseille, de Toulon... Pour qui ? Les jeunes générations, à l’image de ces élèves du lycée toulonnais Bonaparte qui lisent à plusieurs voix l’Hymne à la liberté de Char et le cahier d’une jeune écolière qui raconte les affrontements de l’époque. L’occasion pour le président de la République, devant les vétérans, de louer les vertus de la mémoire et de l’Histoire contre « les idéologues qui cherchent à imposer leurs mythes » : « L’histoire d’un pays n’est pas un roman. Elle est un récit, elle repose sur des faits. » Et « pour s’approprier son histoire, un pays a aussi besoin de symboles autour desquels nous pouvons tous nous rassembler, et c’est le rôle des lieux de mémoire qui nous rappellent qui nous sommes ».
Guillaume de Saint Vulfran

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