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La 6e Républiqueou comment se doter d’un avenir en commun

FRANCE INSOUMISE. La grande marche « pour la 6e République et pour la fin de la monarchie présidentielle » organisée par la France insoumise se déroule ce samedi...

PARIS
Dans le climat particulier de cette campagne, « monopolisée par les affaires provoquant désaveu et désintérêt pour l’élection, le rejet des formes politiques traditionnelles », la marche pour la 6e République organisée ce samedi par la France insoumise permet de dire « on ne se résigne pas et on propose une sortie positive de cette crise démocratique, par constituante et 6e République » pose Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon. Organisée un 18 mars, elle fait écho à celle organisée ce même jour de 2012 où, celui qui était alors candidat pour le Front de gauche, réunissait 120 000 personnes sur le même thème. S’en est même une prolongation symbolique puisque ce samedi
elle part de la Bastille, point de chute de l’époque, pour partir… vers la place de la République.
Mais pas que, car les symboles sont nombreux. Le 18 mars est également le jour du soulèvement populaire, en 1871, qui conduira à la commune de Paris. C’est aussi le jour où devait être publiée la liste des candidats à la présidentielle. « C’est un tournant » explique encore Manuel Bompard, « on sait qu’à partir de maintenant de nombreux citoyens vont commencer à s’intéresser. Sachant qu’une personne sur deux dit ne pas encore avoir fait son choix voire hésiter à se déplacer le 23 avril, il nous faut désormais convaincre les indécis ».
Mais cette marche est encore plus que cela. « Ce n’est pas la marche d’un mouvement ou d’un parti, c’est une démonstration de force » insiste Manuel Bompard. La raison pour laquelle l’événement met en avant les citoyens : un défilé thématique, une large place laissée aux artistes et personnalités pour des prises de parole et des concerts. Sont ainsi annoncés Gérard Miller, Sam Karmann, François Ruffin, Agnes Bihl, Macadam Bazar, Thomas Dolié… Un « carré de tête » est cependant prévu avec des personnalités associatives, syndicalistes, culturelles et politiques dont certaines livreront des messages via des vidéos pré-enregistrées. Ainsi Pierre Laurent secrétaire national du PCF ou Clémentine Autain d’Ensemble !
Un événement de type révolutionnaire
« Ce 18 mars est à l’intérieur de la campagne mais c’est un événement de type révolutionnaire, une révolution citoyenne qui pour moi est la stratégie révolutionnaire du 21e siècle » affirme également Jean-Luc Mélenchon, « mettre des milliers
de personnes dans la rue qui demandent, ensemble, un changement de constitution. Ce n’est pas un petit mot d’ordre ». Un point de vue confirmé par Raquel Garrido, oratrice nationale de la France insoumise, spécialiste de la 6e République.
« Cette manifestation est le début du processus de constituante, le moment où on se retrouve et on dit qu’on veut un avenir en commun ».
Absentéisme, corruption, népotisme, renoncement, impunité, irresponsabilité, confusion des missions, personnalisation… Vendredi, cette avocate a organisé le procès contre la 5e République. Les arguments sont nombreux mais c’est sur un point précis qu’elle attire l’attention : « une constitution est forte dès lors qu’elle n’est pas débattue mais qu’elle permet le débat. Or, aujourd’hui, même les acteurs de premier plan de la 5e débattent de la légitimité d’un article, le 49.3. La constitution est tombée de son piédestal ».
Une première bataille de la remise en cause de la 5e République étant gagnée selon elle, la prochaine est celle de « convaincre que chacun à la légitimité pour donner son avis ». Pour Juan Branco, conseiller juridique chez wikileaks ayant participé à la présentation de cette marche, l’enjeu est celui de la « reconstitution d’un espace politique sain ». Un enjeu sur lequel la France insoumise n’est pas la seule positionnée. « Il y a ceux qui veulent le faire avec une réponse de type fascisante, de manière très verticale : nous contre eux, comme Marine Le Pen. Ceux qui veulent choisir à notre place la classe politique de demain : Emmanuel Macron. Et il y a la constituante, la proposition de la France insoumise. La plus horizontale». Et la plus généreuse. « Nous allons dire que nous voulons faire peuple ensemble » est l’expression de Raquel Garrido.
Angélique Schaller

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