Jean-Luc Mélenchon livre bataille

meeting

Affublé par une droite aux abois et jusqu’au président de la République (lire par ailleurs), Jean-Luc Mélenchon a rendu les coups hier en s’attardant sur le fond des programmes politiques de chacun.
Poursuivant sa dynamique populaire, le candidat de la France insoumise a rassemblé 25 000 personnes hier soir à Lille selon les organisateurs.
Alors que ce succès confirmé avait affolé plus tôt tout ce que la France compte de réactionnaires -candidats et médias en tête-, Jean-Luc Mélenchon y a d’abord répondupar la satyre. Ironisant sur une fantasmagorique «arrivée des chars de l’Armée rouge» dans Paris ou rapportant une anecdote sur sa rencontre avec le président vénézuélien alors que le Figaro l’appelait déjà en 2012 «le petit Chavez». «Pourquoi petit ? » s’interrogera-t-il. «C’est vrai, ces choses là se voient en grand», aurait répondu l’homme d’État.
Mais si Marseille se voulait tout en symbole, c’est sur le fond que le leader de la France insoumise consacrera Lille. Et de fustiger ainsi
les «extrémistes du marché qui nous répètent depuis trente ans que la situation va se redresser si nous faisons des économies». «Le résultat est sous nos yeux, lancera t-il : on a jamais eu autant de pauvres dans un pays riche !». Ce sont les mêmes qui prônent «management par la peur, surexploitation, allongement du temps de travail sans salaire supplémentaire», poursuivra celui qui défendra les communistes soutenant la campagne tout en décochant quelques flèches au manque de soutien des caciques locaux.
Classes moyennes
«Dites-le aux gens qui vous entourent, intimera-t-il à une foule debout pour le saluer : Fillon, Le Pen, Macron... ce ne sont pas les personnes qui comptent mais les politiques qu’ils veulent mettre en oeuvre. Or, ceux-là ce qu’ils veulent faire c’est vous essorer», condamnera M. Mélenchon. Et d’enfoncer : « si vous votez pour eux, vous allez cracher du sang !».
Reprenant alors la démonstration que sa reconstruction des grilles d’impôts profitera aux classes moyennes tandis qu’elle sifflera la fin de la récré pour «ceux qui mettent 80 milliards d’euros dans les paradis fiscaux», il s’engagera dans un vibrant plaidoyer contre ces mêmes candidats voulant moins d’État et de services publics.
«Chaque peuple a sa culture collective, observera le candidat LFI, nous nous avons construit l’État. Et c’est autour de cet État que nous avons vécu nos plus belles victoires ».
Il en reste une à mettre au palmarès.
Frédéric Dutilleul

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