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Des candidats droits dans leurs bottes

CAMPAGNE. Les deux prétendants à l’Elysée ont tenu meeting hier dans la région parisienne, l’occasion de réaffirmer les grandes lignes de leurs futures politiques.

PROGRAMMES
Les finalistes de la présidentielle, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, se sont affrontés hier par rassemblements militants et médias interposés à l’occasion d’un 1er mai marqué aussi par ses traditionnels défilés, dont l’un avec Jean-Luc Mélenchon
à Paris.
Journée habituellement chargée pour le Front national, ce 1er mai revêt une plus grande importance encore cette année pour l’extrême droite alors que Marine Le Pen, 15 ans après son père, s’est hissée au second tour de la présidentielle. Réunissant
ses partisans au Parc des Expositions de Villepinte, en Seine-Saint-Denis, la candidate frontiste a attaqué très vivement son adversaire, en affirmant que « sa philosophie, c’est En marche ou crève ! »
Elle a réaffirmé que, si elle était élue, elle nommerait Nicolas Dupont-Aignan Premier ministre. Prenant la parole juste avant elle, ce dernier, vivement critiqué pour son ralliement dans son parti et dans son fief de l’Essonne, avait jugé que le choix du 7 mai consistait entre « la finance » d’Emmanuel Macron et « la France » de Marine Le Pen. Avant ce meeting, Marion Maréchal-Le Pen, le vice-président du parti Florian Philippot et les cadres du FN ont déposé dans la matinée une gerbe au pied d’une statue de Jeanne d’Arc dans le XIIIe arrondissement de Paris.
Au même moment, Emmanuel Macron était lui venu fleurir la plaque en mémoire de Brahim Bouarram, un jeune Marocain tué dans la Seine par des militants proches de l’extrême droite en 1995 en marge d’un rassemblement politique de Jean-Marie Le Pen. Après son déplacement vendredi dans le village martyr d’Ouradour-sur-Glane et au Mémorial de la Shoah dimanche, le candidat d’En Marche continue d’enchaîner des commémorations sur le thème de la lutte contre l’extrémisme.
Le vote FN, une « terrible erreur » selon Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon a lui aussi rendu hommage, un peu plus tard, au jeune Marocain, poussé dans la Seine par un petit groupe de skinheads depuis le pont du Carroussel.
Le leader de La France insoumise, qui a mis en garde la veille contre la « terrible erreur » d’un vote FN sans donner pour autant de consigne de vote. Il a par ailleurs exhorté Emmanuel Macron à faire un geste envers les « Insoumis » en retirant son projet de réforme du code du travail qu’il envisage de faire par ordonnances.
Mais le candidat En marche ! a d’ores et déjà annoncé qu’il refusait d’abandonner, s’il est élu dimanche, son projet de réforme du droit du travail. « Les Françaises et les Français se sont exprimés et ont choisi le projet qui porte ses réformes. Je ne vais pas les trahir en me reniant. Et je veux demain pouvoir agir, être efficace. Donc ces réformes, nous les avons conçues, portées, nous les ferons », a-t-il justifié hier lors d’un meeting à Paris devant plusieurs milliers de personnes. Il s’est engagé à recevoir et à se concerter avec « toutes » les organisations syndicales et patronales s’il est élu président le 7 mai, pour mener la « transformation du pays ». La « transformation du pays, je la mènerai en respectant la part de responsabilité, la part de représentation qui est celle de nos organisations syndicales et patronales.
Je les recevrai toutes et je concerterai avec toutes », a-t-il affirmé.
AFP

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