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Un hommage aux déportés qui résonne avec «l’actualité»

C’est dimanche que se tenait la cérémonie commémorative de la Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation, place des Carmes à Limoges. Un hommage rattrapé par une triste «actualité».

Au cours de ce traditionnel hommage aux victimes et héros de la déportation, un discours a particulièrement marqué les esprits. C’est celui de Jean Fournier, dernier témoin limougeaud de cette tragédie.
«Mon camarade [Raoul Brassart, NDLR] s’en est allé. Je suis donc le dernier à pouvoir rappeler       l’horreur vécue dans ces camps», a expliqué Jean Fournier, ancien résistant et déporté dans les camps d’Oranienburg-Sachsenhausen et de Karlshagen. «Il est de mon devoir de le faire, surtout auprès des jeunes collégiens et lycéens» a poursuivi Jean Fournier qui depuis des années veut «naïvement espérer que d’en parler évitera que cela ne se reproduise».
Mais, «malheureusement, l’actualité se charge de détruire mes illusions», a-t-il noté avec émotion. Une phrase qui veut faire référence à la présence de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle. Car on imagine bien volontiers que cet ancien résistant qui a connu la réalité des camps ait pu être plus d’une fois outré par les négations de l’Histoire accumulées par plusieurs représentants FN.
Quoi qu’il en soit, cette cérémonie, qui s’est déroulée en présence de plusieurs autorités politiques, civiles et militaires, a été présidée par Jérôme Decours, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Vienne. Parmi les élus présents, on comptait notamment Jean-Claude Leblois, président du conseil départemental, Gérard Vandenbroucke, président de la communauté d’agglomération Limoges métropole ainsi que Guillaume Guérin, le premier adjoint du maire de Limoges. Après plusieurs dépôts de gerbes au square de la place des Carmes, le cortège a ensuite pris la direction de la maison d’arrêt afin de s’y recueillir.
Ne pas oublier le passé pour qu’il ne resurgisse pas insidieusement dans le présent, tel était toute la symbolique de cette journée.
Et se souvenir aussi que les chiens ne font jamais des chats.
Johan Detour

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