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Macron, l’héritier d’Hollande

FILIATION. Quand le sortant orchestre, non sans raison, la continuité avec son successeur.

PORTRAIT
« Le nouveau président a été autour de cette table » a affirmé François Hollande durant son dernier conseil des ministres mercredi dernier.
Une des nombreuses phrases distillées par le président sur le départ pour ancrer son successeur dans sa lignée. Comme celle prononcée sur France 2 pour expliquer l’invitation d’Emmanuel Macron à participer aux cérémonies du 8 mai : « pour qu’une forme de flambeau puisse lui être passée ». Le tout en étant bien secondé par un Stéphane Le Foll qui affirme à la sortie du conseil des ministres après avoir listé les actions de François Hollande, « le prochain président de la République aura à continuer ce redressement du pays » ou une Ségolène Royal qui susurre que « quelque chose continue avec le nouveau président qui va poursuivre un certain nombre d’actions et apporter un nouveau souffle sur d’autres sujets ».
Paradoxe
Et l’on se retrouve ainsi dans la situation paradoxale d’avoir vu un président en exercice renoncer, pour la première fois de l’histoire, à se représenter par conscience de la perception extrêmement négative que le peuple de gauche avait de son bilan, passer la main à un successeur qui considère seulement que ce mandat n’était pas allé assez loin dans son orientation libérale. Exemple typique de ce paradoxe : la loi Travail. Elle a cristallisé le mécontentement populaire comme parlementaire mais est considérée comme insuffisante par le nouveau président élu qui compte bien faire passer par ordonnance la version « XXL » qu’il voulait depuis le début (lire ci-contre).
Le protégé Hollande a beau jeu de rappeler que Macron est son protégé parce que c’est vrai. Parce que c’est bien lui qui l’a recruté comme secrétaire général adjoint deux années durant, préférant ses analyses à celles moins libérales de Thomas Piketty, qui l’avait pourtant soutenu durant sa campagne. C’est lui qui l’a ensuite nommé ministre de l’Économie avant d’envisager de lui confier le ministère du Travail pour la grande loi éponyme jusqu’à ce que le jeune ministre ne lâche tout le mal qu’il pensait des 35 heures devant… une assemblée du Medef.
C’est lui qui lui passe d’ailleurs toutes ses transgressions : « la vie d’un entrepreneur, elle est bien souvent
plus dure que celle d’un salarié », « la meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler », « il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires », sans oublier le couplet contre les fonctionnaires ou l’apologie des réformes
menées par Thatcher. Des « sorties » que François Hollande prend avec un flegme qui peut sembler
calculé après lecture des pages consacrées à sa volonté de mettre fin au parti socialiste dans le livre Un président ne devrait pas dire cela.
C’est encore Hollande qui se refusera toujours à parler de trahison à l’endroit de Macron et qui prendra même la parole quand son poulain sera par trop talonné par la gauche pour affirmer que Mélenchon est un dictateur. C’est lui qui, enfin, appellera à voter et votera pour lui aux deux tours de la présidentielle.
« Emmanuel Macron c’est moi »
Si de nombreux observateurs ont volontiers parlé de parricide, de félonie ou de traîtrise, in fine reste la question de « qui a manipulé qui ». Les dernières phrases de François Hollande montrent qu’il se considère comme le meneur de jeu après avoir affirmé « Emmanuel Macron c’est moi » comme le rapporte, page 357, Un président ne devrait pas dire ça. La question pourrait aussi être de savoir s’il y a eu manipulation. Car cette réussite de Macron est en train de parfaire l’enterrement de l’aile gauche du PS qui a empoisonné tout le quinquennat d’Hollande et de consacrer l’avènement de la tendance social-libérale sans passer par la case Valls qui n’a jamais été le premier choix d’Hollande. L’histoire le dira.
A.S.

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