Un groupe indépendant est possible

ASSEMBLÉE NATIONALE. Les députés communistes ont annoncé hier qu’ils étaient en mesure de créer un groupe, associés aux ultra-marins. Et qu’ils rencontraient aujourd’hui la France insoumise.

COMMUNISTES
« Les conditions sont réunies pour créer un groupe Gauche Démocrate et Républicaine – GDR – comme dans la précédente mandature
mais, dans le même temps, nous rencontrons demain [aujourd’hui] la France insoumise pour voir comment se rassembler avec les députés insoumis et construire les modalités d’un travail commun afin de peser le plus possible, en fonction des désirs de chacun, des conditions posées etc. car nous sommes très attachés au rassemblement. »
Le nouveau député élu dans la 13e circonscription des Bouches-du-Rhône, Pierre Dharréville, était hier à Paris pour participer à une réunion du groupe des députés communistes sorti des urnes.
Onze députés ont participé à cette réunion : André Chassaigne, Marie-George Buffet, Pierre Dharréville, Alain Bruneel et Fabien Roussel, Jean-Paul Lecoq, Sébastien Jumel, Hubert Wulfranc, Jean-Paul Dufrègne, Elsa Faucillon et enfin Stéphane Peu, cas « particulier » car s’étant inscrit en préfecture sur la liste la France insoumise et en ayant signé la charte. Une association avec quatre élus ultra-marins qui étaient déjà dans le précédent groupe GDR permettrait d’atteindre le seuil de 15 députés nécessaires à la constitution d’un groupe.
La nuance entre « en mesure d’avoir un groupe » et « auront un groupe » a eu du mal à passer sur les réseaux sociaux qui se sont immédiatement enflammés.
Le député FI Eric Coquerel a même dit « regretter le choix des communistes de faire un groupe à part » affirmant : « On leur avait proposé de faire un groupe commun ».
« Deux groupes avec des espaces communs »
De fait, André Chassaigne a effectivement plaidé pour « deux groupes avec des espaces communs », estimant que qu’ils « auront
plus d’efficacité ». Il a également précisé que les communistes « ne s’opposent pas à ce groupe insoumis » et mentionné « une volonté farouche » de travailler avec les députés insoumis, la discussion prévue aujourd’hui ayant pour objet de « discuter des moyens de travailler ensemble ».
Cependant, Marie-George Buffet a dit dès lundi qu’elle souhaitait « qu’il y ait un seul groupe, c’est ce qui me paraît le plus respectueux
des électeurs », sachant qu’elle n’avait pas eu à affronter de candidature FI au premier tour des législatives, non plus que Jean-Paul Lecoq, Sébastien Jumel et Hubert Wulfranc, Jean-Paul Dufrègne qui n’avaient cependant pas signé la charte FI.
Tout en précisant que c’était aux députés de « prendre cette décision », Pierre Laurent a également dit sur Public Sénat mardi soir que « nos électeurs ne comprendraient pas qu’on ne soit pas ensemble dans la riposte à Emmanuel Macron », en proposant la formule de « Front commun », ne pouvant s’avancer sur la possibilité d’« aller jusqu’à un groupe commun ». Enfin, le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a plaidé
pour un « groupe le plus puissant » qui « serait un point d’appui et de résistance ».
En venant présenter son groupe à l’Assemblée nationale mardi, Jean-Luc Mélenchon a mentionné des « questions préalables à régler » et des « malentendus » avec les communistes.
Et de pointer le cas de sa succession au poste d’euro-député. Celle-ci a été reprise par la communiste Marie-Pierre Vieu, deuxième sur la liste, alors que les insoumis voulaient sa démission au profit du troisième : Manuel Bompard, ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon durant la présidentielle et candidat malheureux aux législatives à Toulouse, affirmant qu’il s’agissait-là d’un ancien arrangement.
Angélique Schaller

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