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Code du travail : des désaccords de plus en plus communs

OPPOSITION

En commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale, l’étendue de la contestation à la réforme du Code du travail se fait jour. Pourtant, la ministre s’abrite derrière sa majorité et le soutien du patronat.
Alors que la nouvelle Assemblée nationale doit examiner le 10 juillet la loi d’habilitation à réformer par ordonnances, les critiques sur le contenu comme la méthode pleuvent. De la part des députés tout d’abord qui ont reçu la ministre du Travail Muriel Pénicaud
mardi soir en commission des affaires sociales. « Votre intention est floue. Le projet de loi en l’état permet absolument tout » oppose tout d’abord Adrien Quatennens de la France insoumise tandis que le député communiste des Bouches-du-Rhône Pierre Dharréville parle d’« imprécisions » quant à « l’étendue des mesures souhaitées ». Des craintes légitimes au vu de l’explication fournie par la ministre.
Cette loi porte sur « le champ où le gouvernement sera mandaté pour intervenir par ordonnance », un champ voulu aussi large que possible mais, veut rassurer la ministre, « c’est comme un menu et cela ne veut pas dire que l’on commandera tous les plats ». Une formule cavalière mais qui a le mérite d’être claire. Or, sur un sujet aussi capital comment se contenter de croiser les doigts en espérant que le gouvernement n’ait pas trop faim ?
D’autant que les premiers éléments ne sont pas rassurants. Le mot de « confiance » répété à l’envi montre un déni total du rapport de force dans l’entreprise comme l’ont souligné les députés LFI et GDR qui se sont vu répondre « certains peuvent croire que seule la lutte des classes existe dans l’entreprise moi, je crois au dialogue social ».
Pourtant ce dialogue prend d’ores et déjà l’eau. La ministre a beau convoquer à tout bout de champ la concertation « intense » et les 48 réunions avec les syndicats, les représentants des salariés sont venus témoigner hier devant cette même commission des Affaires sociales et ont surtout alerté les députés sur les « dangers » de la réforme voulue.

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