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Les communistes organisent la riposte aux attaques d’Emmanuel Macron

Comment résister face à Macron et reconstruire à gauche, c’est la réflexion qu’ont mené hier les militants communistes à Terrasson à l’occasion de la fête de la Morélie.
Longtemps la politique a pu se résumer à des parties de billard à plusieurs bandes avec une part de prévisible. Mais depuis un an, le paysage est totalement bouleversé et rien ne se passe jamais comme prévu. Avec l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir et l’éclatement des clivages traditionnels, tout est à reconstruire à gauche. Et dans cette reconstruction, les communistes souhaitent jouer un rôle majeur, de même que dans la résistance à la politique Macron dont les premiers effets ne vont pas tarder à se faire sentir. « Emmanuel Macron a deux priorités : une attaque frontale contre le code du travail dans le prolongement de la loi El Khomri avec autoritarisme via les ordonnances, ainsi que la réduction des dépenses publiques, ce qui est le pilier du dogme libéral, et qui passe par une attaque contre les services publics et la fonction publique », dénonce Francis Valade, responsable PCF de Terrasson.
Un rouleau compresseur qui a déjà commencé à rouler avec l’annonce du gel du point d’indice des fonctionnaires, mais également le rétablissement du jour de carence, et qui pourrait se poursuivre avec la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires. « La hausse  de la CSG va également les toucher plus durement. Car pour les salariés du privé, cela sera compensé par la suppression des cotisations pour l’assurance maladie et assurance chômage. Mais pour les fonctionnaires ? ».
Casse du code du travail et des services publics, ce sont donc les deux points sur lesquels les communistes souhaitent engager la bataille. « Ce sont des cibles privées et publiques, cela peut susciter la convergence des luttes », estime Francis Valade qui a déjà dans le viseur la journée de grève et de manifestation organisée par la CGT le 12 septembre. « Il faut parvenir à mener une mobilisation syndicale et politique qui devrait être plus facile qu’en 2016 contre la loi El Khomri. Car nous avons face à nous une majorité écrasante à qui il faut faire entendre une vraie opposition, plus que des amendements à l’Assemblée nationale qui ont leur limite », affirme le militant communiste.
Selon lui, la force de l’opposition réside également dans la fragilité de la majorité Macron sur ses bases populaires. « Il y a eu 60 % d’abstention chez les classes populaires. C’est une arme de réserve qui peut et qui doit être mobilisée dans la rue. D’autant que Macron va devoir trouver les milliards servant à financer ses cadeaux au patronat. A terme il peut y avoir un craquement dans la majorité, qui apparaît homogène, mais qui est composée de novices en politique. Ce sera à nous d’être là et d’être prêts à ce moment là ».

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