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La rentrée guyanaise à son tour hypothéquée

CONTRATS AIDÉS. Les maires de Guyane ont menacé, dans un courrier adressé au préfet Faure, de différer le retour en classe des écoliers.

ÉDUCATION
Les maires de Guyane ont menacé, dans un courrier adressé au nouveau préfet Patrice Faure, de différer la rentrée scolaire des écoliers s’ils n’obtiennent pas des « assurances et garanties » sur les contrats aidés, a-t-on appris mardi.
Selon le courrier du président de l’association des maires de Guyane David Riché, révélé par le site d’informations Outremers360, les maires guyanais, « réunis en séance » lundi, « ont déclaré que sans assurances et garanties de l’État » concernant les contrats aidés, « ils ne seront pas en mesure d’assurer la rentrée scolaire prévue dans une semaine et se verront ainsi dans l’obligation de différer l’ouverture des établissements scolaires ». M. Riché avait déjà envoyé un courrier au président de la République la semaine dernière, pour l’alerter sur « l’inquiétude légitime des élus guyanais quant à la réduction annoncée des contrats aidés ».
Manque d’infrastructures « Le contexte local, marqué simultanément par une démographie exponentielle, un manque d’infrastructures
scolaires, des collectivités locales en souffrance financière, une insécurité aujourd’hui patente, un chômage socialement explosif fait que la Guyane ne peut souffrir du moindre plan d’économie ou de désengagement de l’État relatif à notre territoire », écrivait-il alors. « Les tensions issues du dernier mouvement social sont encore vives. Une colère sourde émerge suite à cette annonce  gouvernementale. Les contrats aidés en Guyane ne sont pas seulement importants, ils sont indispensables », ajoutait-il, demandant
« au contraire » de les « maximiser ».
« Inacceptable »
Et la baisse des contrats aidés n’inquiète pas que les élus d’Outre-mer. Des élus réunionnais ont ainsi reporté de cinq jours la rentrée scolaire, qui a eu lieu finalement le 22 août, se disant « dans l’incapacité » d’assurer l’accueil des élèves dans de bonnes conditions, et des élus martiniquais ont protesté mercredi dernier à la préfecture de Fort-de-France contre la diminution du nombre de contrats aidés, qu’ils ont jugée « inacceptable et surtout intenable ». Mardi, le ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer a affirmé lors de la conférence de presse sur la rentrée 2017 que l’Outre-mer faisait « partie des priorités nationales en matière de contrats aidés, c’est pourquoi lorsqu’il y a des diminutions, ce sont des diminutions faibles qui sont envisagées de façon à tenir compte des spécificités de ces territoire ». Et la semaine dernière, le Premier ministre Édouard Philippe avait assuré que le gouvernement ferait « en sorte que l’utilisation des contrats aidés dans l’éducation nationale et les outre-mer soit préservée ».
Une langue de bois qui n’a pas tari les inquiétudes et encore moins la colère.
Avec AFP

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