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« Des résultats en-deçà de toutes nos espérances »

COMPÉTITIVITÉ. Malgré une croix sur les salaires et les RTT pour sauvegarder l’emploi, les salariés de Mahle-Behr, pionniers des accords de compétitivité en France, risquent la fermeture.

ROUFFACH
Pionnière des accords de compétitivité en France, l’usine française du groupe allemand Mahle-Behr à Rouffach est menacée de fermeture.
La section de l’Unsa a demandé dans un courrier adressé à Emmanuel Macron « d’engager en urgence une mission d’évaluation » de ce type d’accord et de faire instaurer « de nouvelles dispositions législatives qui puissent tirer les leçons de la mauvaise expérience » chez Mahle-Behr France, où « le résultat est très négatif pour ne pas dire catastrophique».
L’entreprise allemande spécialisée dans la fabrication de climatiseurs pour les automobiles emploie 810 personnes à Rouffach. Elle avait été la première entreprise signataire, à l’été 2013, d’un « accord de maintien de l’emploi » (AME) dans la foulée de la loi de «sécurisation de l’emploi » du 14 juin 2013, créatrice de cet outil communément appelé accord de compétitivité. A l’époque, Emmanuel Macron était secrétaire général adjoint de l’Elysée.
L’accord avait gelé les salaires pendant deux ans et augmenté le temps de travail en échange de l’absence de plan social et de la promesse de rentrer de nouvelles commandes afin de redresser la situation économique de l’usine. Il avait été suivi en 2016 d’un accord « de compétitivité », avec « modération » salariale, signé hors du cadre de la loi de 2013.
Or depuis quatre ans, le site n’a pratiquement pas décroché de nouveaux marchés, car son coût de production demeure trop élevé par rapport à d’autres usines Mahle-Behr en Europe de l’Est, selon l’argument régulièrement avancé par la direction du groupe.
La situation fait craindre aux syndicats la fermeture de Rouffach. « Les seules commandes ont été celles inscrites noir sur blanc dans les accords.
Pour le reste, on n’a rien eu », explique Denis Pieczynski, délégué Unsa, qui comptabilise « une dizaine » de contrats espérés et finalement non obtenus. En outre, les effectifs ont baissé de 267 personnes par des départs volontaires puis par un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) qui a accompagné le second accord.
L’Unsa appelle à un « travail fin d’analyse pour mettre en lumière toutes les raisons qui ont empêché d’obtenir les contrats (...) malgré une baisse réelle du coût de production ». L’initiative a recueilli l’approbation de principe des autres syndicats du site. Pour le premier d’entre eux, la CFTC, les « raisons » du courrier sont « justes », l’accord ayant donné un « résultat en-deçà de toutes nos espérances», a souligné Pascal Patou, l’un de ses responsables.
Avec AFP

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