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Le logement en pleine révolution... libérale

GOUVERNEMENT. Baisser les dépenses, sabrer les recettes, proposer un bail précaire, imaginer l’ubérisation, casser le logement social : le plan logement du gouvernement Macron

Le gouvernement a annoncé hier ses mesures pour le logement. Une trentaine, « vendues » par le secrétaire
d’État Julien Denormandie, proche d’Emmanuel Macron, venu épaulé le ministre Jacques Mézard. Et pour cause. Étant donné l’ampleur de la pilule que veut faire avaler le gouvernement, il faut vraiment la faire passer pour « moderne » pour la faire digérer. Formulé à grands traits, il s’agit d’une refonte totale de la politique du logement sur le dos des bailleurs sociaux (lire ci-dessous), déclinant la précarité et l’ubérisation de la société voulue par le président Macron.
Avant d’entrer dans le détail du flot d’annonces : les motivations de ce grand chamboulement. « On paie 40 milliards chaque année
pour 4 millions de mal-logés en France » : le contexte a été campé par le ministre des comptes publics Gérald Darmanin. « On », qui on ? Pas l’État, même si on pourrait le croire, l’expression venant d’un ministre.
Si le budget national du logement est effectivement de presque 42 milliards d’euros par an, 9 milliards proviennent des régimes sociaux, 4 milliards des cotisations employeurs et 4 milliards des collectivités locales.
Par ailleurs, un budget public repose sur les dépenses - toujours trop importantes pour les libéraux - mais aussi sur les rentrées également trop élevées. Le gouvernement veut baisser les deux : les dépenses - en baissant les 18 milliards consacrés aux allocations logement mais en faisant peser la facture sur le logement social dont les locataires n’en perçoivent pourtant que 45 % - mais aussi les recettes.

Défiscalisation à gogo
Aujourd’hui, les défiscalisations - donc le manque à gagner pour le budget public - sont de 15,2 milliards d’euros. Elles vont encore
augmenter puisque le gouvernement a annoncé des abattements fiscaux sur les plus-values immobilières pour la vente de terrains
en zones tendues, soit dans les zones où ces terrains se vendent le plus chers. Certes, le tout est enrobé
de social puisque cet abattement sera de 100 % pour la vente de terrains permettant de construire du logement social, de 85% pour du logement intermédiaire et quand même de... 70% pour du logement libre.
Après avoir annoncé la construction de 60 000 logements pour les étudiants et 20 000 pour les jeunes actifs mais aussi l’extension d’une garantie financée par le 1 % logement destinées aux étudiants est annoncé le « bail mobilité », de 1 à 10 mois sans dépôt de garantie. Hier, il était présenté comme destiné aux étudiants et aux personnes en formation. Pourtant, dans le programme d’Emmanuel Macron cette mesure était portée pour permettre « aux actifs en mobilité qui ont besoin d’un logement sur une courte durée d’accéder à une offre adaptée et disponible », une belle définition du travail précaire à laquelle on fournissait un bail précaire.
Dans une autre proposition, c’est l’ubérisation de la société qui trouve sa déclinaison dans le logement.
Pour régler le problème des jeunes, le gouvernement veut développer « l’habitat intergénérationnel » en exonérant d’impôt les loyers perçus par une personne qui loue ou sous-loue une pièce de son appartement. Une solution pour les petites retraites plutôt que revendiquer des hausses de pensions !
Reste un mot sur les normes, évidemment clouées au pilori. La simplification peut porter sur des normes qui imposent l’accessibilité
handicapée car considérées comme trop coûteuses alors que le nombre de personnes âgées dépendantes est prévue pour exploser dans 20 ans. Comment dit-on « politique à courte vue » en langage moderne ?
Angélique Schaller

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